Les 11 moments les plus forts de la vie bien remplie de Danielle Darrieux

Posté par michael le mercredi 25 octobre 2017 il y a 8 mois

Elle nous a quitté à 100 ans après une vie bien remplie et une des carrières au cinéma les plus longues et riches de l’histoire: 110 films en huit décennies. En voici les 11 moments les plus forts.

1. Elle est choisie à 13 ans pour tourner son premier film

Alors élève en classe de violoncelle au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, elle entend par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, prof de chant, que des producteurs cherchent une jeune actrice de 13-14 ans pour leur film Le Bal. Elle n’a jamais pris aucun cours d’art dramatique mais elle est choisie. Les producteurs lui font même signé un contrat de cinq ans.

2. Elle devient une star de la comédie musicale Française

En pleine adolescence dans les années 30, avec son goût pour la musique, son espièglerie, son naturel et son petit brin de voix fluet, elle s’oriente vers la comédie musicale et devient une star associée au plus âgé Albert Préjean avec qui elle tourne une série de films comme Dédé (1934), La Crise est finie (1934), Quelle drôle de gosse! (1935), Le Contrôleur des Wagons Lits (1935) etc. Ses chansons, qu’elle interprète dans les films, deviennent également des succès à l’image de “La crise est finie”, “Un mauvais garçon”, “Une charade” et “Premier rendez-vous”.

3. Elle devient “la fiancée de Paris” à 18 ans

A 18 ans, elle épouse le réalisateur, ancien champion de natation, Henri Decoin qui a 27 ans de plus qu’elle. Agissant comme un pygmalion, il la fait tourner dans  Abus de confiance et Retour à l'aube qui imposent la jeune comédienne dans un registre dramatique et comme une véritable icône du style qu’on appelle désormais “la fiancée de Paris”. Dans son autobiographie, elle écrit ainsi qu’elle lui doit tout: “J’ai toujours eu une absolue confiance en lui et je lui ai obéi en tout. Sans ses conseils, son flair et son appui, je serais sans aucun doute restée une jolie fille chantant et bêtifiant dans des productions mineures et j’aurais probablement quitté le métier assez rapidement. Il a su me mettre en valeur et me persuader que je pouvais jouer de grands rôles dramatiques. Il a même écrit pour moi, m’imposant ainsi dans un emploi où personne ne m’imaginait et ne me voulait. Il m’encourageait quand je perdais confiance ou quand je voulais abandonner. C’est à lui et à lui seul, que je dois d'être ce que je suis devenue.”

4. Elle débarque à Hollywood

Le succès mondial de Mayerling de Anatole Litvak qui raconte l’histoire d’amour tragique entre l’archiduc Rodolphe d'Autriche (incarné par Charles Boyer, déjà une star hollywoodienne) et la jeune Marie Vetsera, lui ouvre les portes d’Hollywood et elle signe un contrat de sept ans avec les studios Universal. Elle tourne alors son premier film américain, La Coqueluche de Paris en 1938 avec Douglas Fairbanks. Elle met fin à son contrat mais revient dans les années 50 pour tourner la comédie musicale Riche, Jeune et Jolie, le film d’espionnage de Joseph L. Mankiewicz L’Affaire Ciceron et le péplum Alexandre le Grand de Robert Rossen.

5. La guerre n’est pas tendre

En 1941, elle accepte de tourner le film Premier Rendez-vous avec une société de production allemand nommée Continental. “Comme j’avais – à l’instar de beaucoup de mes camarades – tourné en Allemagne avant la guerre, je n’avais pas une idée bien précise de ce que représentait cette compagnie”, disait-elle. A l’époque, elle est mariée à Porfirio Rubirosa, ambasseur de la République Dominicaine soupçonné d’espionnage contre l’Allemagne où il y est interné. La Continental fait alors pression sur Darrieux pour qu’elle tourne deux autres films, Caprices et La Fausse Maîtresse, en échange du bon traitement de son époux. La compagnie l’oblige également à prendre ce qu’on appellera plus tard “le train de la honte” qui la conduit à Berlin, elle et plusieurs autres stars du cinéma français comme Albert Préjean, René Dary, Suzy Delair, Junie Astor et Viviane Romance.

6. Elle devient la muse de Max Ophüls

Le réalisateur allemand, de retour en France, après un exil aux Etats-Unis où il a tourné des films comme Lettre d’une inconnue, Pris au Piège ou Les Désemparés, fait de Danielle Darrieux une grande héroïne tragique. Grâce à des chefs d'oeuvre comme La Ronde (1951) où elle incarne une épouse infidèle que ni son mari ni son amant ne parviennent à satisfaire, Le Plaisir (1952) et Madame de... (1953), Danielle Darrieux est comparée à des icônes comme Marlène Dietrich ou Greta Garbo.

7. Elle renoue avec la comédie musicale grâce à Jacques Demy

Si l’arrivée de la Nouvelle Vague dans les années 60 condamne beaucoup d’acteurs et d’actrices d’avant-guerre, Danielle Darrieux, elle, devient une des muses de Jacques Demy qui n’a sans doute pas oublier l’espièglerie de la jeune Darrieux dans ses comédies musicales de jeunesse. Elle incarne donc la mère de Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans Les Demoiselles de Rochefort. Elle est alors la seule comédienne de la comédie musicale culte à ne pas être doublée au chant. Demy et Darrieux remettront ça en 1982 avec le drame social entièrement chanté Une Chambre en Ville. “Je suis un instrument, il faut savoir jouer de moi, alors on sait en jouer ou on ne sait pas,” disait l’actrice. “Un instrument, oui, mais un Stradivarius”, lui répondait son réalisateur.

8. Elle chante à Broadway

En 1970, elle chante en anglais sur les planches de Broadway dans la comédie musicale Coco. Elle y incarne Coco Chanel, un rôle précédemment tenu par une de ses idoles, Katharine Hepburn. “Je reprenais le rôle de Coco Chanel, que Katharine Hepburn, mon idole, avait tenu durant sept mois (…) C’est la seule personne à qui j’ai demandé un autographe. Je l’adorais. À mes yeux, il n’y avait personne de plus talentueux qu’elle. Dès mon arrivée à New York, elle a été adorable. Elle m’a emmenée dîner chez elle et m’a offert deux tailleurs Chanel. ‘Je ne m’habille jamais comme ça’, m’a-t-elle expliqué. ‘Moi non plus !’, lui ai-je répondu. On était parfaites pour ce rôle toutes les deux!”, racontait-elle dans Studio en 1997.

9. Elle retrouve une nouvelle jeunesse dans les années 2000

Après avoir surtout joué au théâtre et à la télé dans les années 90, Danielle Darrieux revient en force au cinéma grâce à François Ozon qui lui offre le rôle d’une de ses 8 Femmes. Le film, son 106e film, marque ses 70 ans de carrière et elle y incarne, pour la troisième fois, la mère de Catherine Deneuve (après Les Demoiselles de Rochefort et Le Lieu du Crime en 1986).

10. Elle devient une icône mondiale

Dans Inglourious Basterds, Quentin Tarantino fait référence à l’actrice dans un dialogue juste avant la projection fatale de la fin du film. Le réalisateur a raconté aux Inrocks: “Si je parle de Danielle Darrieux, c’est en tant qu’icône féminine absolue du cinéma français de l’époque. J’aurais pu choisir une autre actrice, Annabella par exemple, mais il me semble que Darrieux était la plus emblématique, la plus rayonnante.”

11. Elle fait partie d’un club très fermé d’actrices centenaires

Le 1er mai 2017, elle a fêté ses 100 ans. Elle est alors rentrée dans ce club dont font aussi partie Renée Saint-Cyr (mère du réalisateur George Lautner, née en 1904 et décédée en 2004), Yvette Lebon (née en 1910 et décédée en 2014), Renée Simonot (la mère de Catherine Deneuve, née en 1911), Gisèle Casadesus (née en 1914 et décédée en 2017), Gloria Stuart (l’actrice de Titanic née en 1910 et décédée en 2010) et Olivia de Havilland (née en 1916).

Sources Images : tumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrcanal blog,

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