10 raisons de regarder LE LOUP DE WALL STREET de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio

Posté par michael le lundi 16 octobre 2017 il y a 1 mois

1. L’histoire

Très ambitieux jeune trader à Wall Street, le Jordan Belfort se retrouve au chômage dès son premier jour de travail à cause du krach boursier de 1987. Mais il finit par rebondir dans une petite firme de courtage où il impressionne pour son incroyable capacité à vendre l’invendable. Les dollars se mettent alors à pleuvoir. Mais à mesure que l’argent coule et que la drogue défile, les activités troubles et immorales de Belfort et ses associés attirent l’attention des autorités.

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2. D’après une histoire vraie

Le Loup de Wall Street est basé sur les mémoires de Jordan Belfort qui a purgé 22 mois de prison entre 2004 et 2006 pour fraude, qui travaille désormais comme conférencier “de motivation” et qui devra utiliser l’argent gagné sur le film pour dédommager ses victimes. Si la plupart des protagonistes de l’affaire ont refusé d’apparaitre sous leur vrai nom, clamant que les faits décrits dans le film sont exagérés voire faux, Jordan Belfort n’a revu à voir au film qu’une inexactitude : “Je n’ai jamais frappé ma femme dans le ventre. C’était plus une dispute où elle a attrapé ma jambe et j’ai essayé de me défaire. J’étais hors de moi. J’étais au plus bas dans ma vie. Je n’essaye pas de minimiser l’évènement. Ce que j’ai fait était horrible. Mais j’étais sous l’influence d’une quantité massive de drogues”, disait-il au Hollywood Reporter.

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3. Martin Scorsese

Le réalisateur new-yorkais n’a jamais été avare en provocation, entre Taxi Driver et La Dernière Tentation du Christ. En transformant en comédie noire le parcours abject de Jordan Belfort, en particulier en pleine crise économique, la pire qu’a connu les Etats-Unis depuis les années 30, il a donc à nouveau suscité une grande controverse. Mais Scorsese a un argument infaillible pour défendre son traitement du Loup de Wall Street, comme il l’a raconté à Indiewire: “Quel serait l’intérêt de faire un film qui expose la corruption dans le monde financier d’une façon conventionnelle? Ca a déjà été fait! Ca ne fait que nous faire sentir mieux. (...) Ca nourrit juste un système et banalise l’impact de ce qu’on essaye de dire. En d’autres mots, ça anesthésie, comme si on regardait l’actualité à la télé. Ca n’a aucune importance. Ce n’est même pas du divertissement. Je parle de gens avec un bon coeur qui font des films bien faits sur lesquels tout le monde est d’accord et qui ne font rien changer.”

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4. Le scénariste des Soprano

S’il y a un scénariste qui s’y connaît en escrocs, c’est bien Terence Winter qui a écrit une grande partie de la série Les Soprano avant de créer la série Boardwalk Empire avec Martin Scorsese. Ca en faisait le scénariste parfait pour écrire Le Loup de Wall Street, un film qui, s’il n’était pas basé sur des faits réels, aurait bien fini par être inventé par Winter et Scorsese. Terence Winter a raconté à MTV comment il a fait du film un pur film scorsesien : “Une grande part du fun et du charme du livre est d’entendre la voix de Jordan, son point de vue sur les choses. Des choses qui ne se prêtent pas forcément bien aux dialogues, comme sa façon de détailler les trois différents types de prostitués ou les différentes étapes d’un trop au quaalude, toutes ces petites observations bizarres. J’ai donc demandé à Marty si j’avais son accord pour écrire une voix-off, sachant que Les Affranchis et Casino étaient déjà écrits comme ça. Et il m’a dit que, oui, il fallait en faire un compagnon des Affranchis.”

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5. Leonardo DiCaprio

C’est un projet pour lequel Leonardo DiCaprio s’est énormément battu. En guerre contre la société de production de Brad Pitt pour acquérir les droits d’adaptation, il a finalement dépensé 15 millions de dollars pour être celui qui adapterait l’histoire de Jordan Belfort. Au final, Le Loup de Wall Street est la première vraie comédie de DiCaprio, une performance qui emprunte notamment au slapstick des Trois Stooges avec la scène mythique de la Lamborghini.

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6. Jonah Hill

La star révélée par la comédie Supergrave et nommé aux Oscars pour Le Stratège était, comme beaucoup de jeunes acteurs, prête à tout pour tourner avec Scorsese. Quand se présenta l’opportunité de travailler avec le maître, il mit donc toutes les chances de son côté en acceptant de travailler pour le minimum syndical, soit 60 000 dollars, dix à quinze fois moins que son salaire habituel pour ce genre de présence, et surtout près de 300 fois moins que le salaire de son partenaire DiCaprio qui prend habituellement 20 millions de dollars par film.

L’acteur était d’ailleurs tellement investi dans son rôle qu’il était prêt à tous les sacrifices, comme il l’a raconté à Grantland : “Ils ne m’ont pas laissé manger un vrai poisson rouge. Je ne voulais pas le faire pour mon propre plaisir mais je voulais que tout ce qui pouvait être réel soit réel. On ne pouvait pas se droguer tout le temps car ça n’aurait pas été sain mais tout le monde a travaillé si dur sur ce film que je ne voulais pas être la personne à part. PETA ne m’aurait pas laissé manger un vrai poisson rouge. Ils ont donc apporter un vrai poisson rouge avec trois dresseurs de poissons rouges. Trois vrais dresseurs de poissons rouges. Et je pouvais le garder dans ma bouche pendant trois secondes à chaque fois avant de devoir le remettre à l’eau. A la première prise, il a pris ma bouche pour des toilettes.”

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7. La révélation Margot Robbie

L’actrice australienne, dont la carrière a explosé avec son rôle dans Le Loup de Wall Street, a, elle aussi, été plus loin qu’à son habitude pour donner plus de réalisme au film, comme elle l’expliquait au Telegraph: “Le truc avec Naomi est que son corps est sa seule valeur dans ce monde. Donc quand Marty essayait de m’aider avec la scène où elle séduit Jordan en me disait qu’elle pourrait porter une chemise de nuit, je lui ai dit non. Elle devait être nue. Elle met ses cartes sur la table.”

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8. La courte mais intense présence de Matthew McConaughey

Il n’apparaît qu’au début du film, dans le rôle du mentor de Jordan Belfort, mais Matthew McConaughey a fait en sorte qu’on ne l’oublie jamais avec cette scène incroyable et mythique dans laquelle il entame une sorte de chant guerrier en se frappant la poitrine. Il a expliqué à Graham Norton comment cette scène était née: “C’est quelque chose que je fais avant chaque scène pour me détendre. Je le fais depuis longtemps. C’est quelque chose que je fais pour me libérer de mes pensées. Je le faisais avant de tourner la scène du film. On fait cinq prises. Je suis content. Marty est content. Mais avant de passer à autre chose, Leonardo lève sa main et me demande ce que je faisais avant la scène. Et il me demande si ça ne serait pas bien de mettre ça dans la scène. Donc je le fais et là je me dis que ça serait bien de lui faire faire aussi, comme un passage de flambeau.”

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9. Le summum de la débauche au cinéma

S’il a été question un temps, pour des raisons commerciales évidentes, de se réfréner sur la débauche montrée dans le film, quand les studios hollywoodiens se sont désengagés et qu’une compagnie indépendante a souhaité financer le projet, le curseur de débauche a été replacé au maximum, comme l’a expliqué DiCaprio à Deadline: “On a commencé à se dire qu’on devrait expurger un peu le film et couper certains excès de ce monde en manipulant un peu le scénario. Mais Marty n’en avait pas envie. S’il faisait ce film, il voulait le faire jusqu’au bout. Je lui ai alors parlé de Caligula. Si on devait le montrer, il fallait le montrer dans toute sa gloire la plus absurde.”

D’ailleurs, au Hollywood Reporter, Jordan Belfort a confirmé que “la consommation de drogue et tous ces trucs avec les prostituées et les commerciaux et le sexe dans les bureaux, tout ça est vraiment, vraiment très réaliste. D’un certain point de vue, ma vie était encore pire que ça. Mais si je dois dire que je prenais plus de quaaludes que de cocaïne.”

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10. Les critiques

“Depuis quand un film de Martin Scorsese n'avait-il donné un tel sentiment de liberté frondeuse, d'absolue maîtrise au service d'une experience encore jamais tentée ?” - Les Inrockuptibles

“Peut-on se passionner pendant trois heures pour un bouffon doublé d'une ordure ? Le nouveau film de Martin Scorsese nous apprend que oui.” - Télérama

“Les grandes scènes du Loup (...) sont d’ores et déjà des morceaux d’anthologie. (...) Un nouveau portrait scorsésien entropique de l’ascension et la chute d’une crapule séduisante guidée par le seul aveuglement de ses instincts avides.“ - Libération

Sources Images : tumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblr,

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