11 histoires incroyables sur SHAFT

Posté par michael le lundi 9 octobre 2017 il y a 15 heures

Il est le “black private dick that’s a sex machine to all the chicks.” John Shaft est le plus badass et cool des détectives de New York, un héros indétrônable de la culture noire américaine et le sujet d’une des musiques de films les plus reconnaissables du monde. Voici onze histoires incroyables sur le héros incarné par Richard Roundtree en 1971 et Samuel L. Jackson en 2000.

1. Shaft a été inventé par un journaliste blanc

John Shaft a en effet débuté dans une série de romans écrits par Ernest Tidyman, un ancien journaliste du Cleveland News, New York Post et New York Times. “En lisant de la fiction noire, vous vous rendez compte que le personnage principal est soit un super-héros soit une super-victime, comme dans le livre de William Styron. Les noirs que je connaissais étaient intelligents et sophistiqués. J’ai alors pensé à un héros noir qui se voit comme un être humain mais qui utilise sa rage, en plus de son intelligence et son courage, comme une de ses ressources”, disait l’auteur au Los Angeles Times en 1972.

C’est lui qui adapta, avec l’aide du scénariste (blanc) de télé John D.F. Black, sa série de romans pour le cinéma. Il écrira plus tard les scénarios de, entre autres, The French Connection ou L’Homme des hautes plaines.

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2. Le studio voulait tourner Shaft à Los Angeles

Dans son autobiographie, le réalisateur Gordon Parks raconte que, pour des questions de budget, le studio MGM voulait tourner Shaft à Los Angeles en recréant en studio le Harlem des 70′s. Et cela quelques jours seulement avant le début officiel du tournage. Parks menaça alors de démissionner, obligeant le studio à revenir sur sa soudaine décision.

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3. Les producteurs voulaient raser la moustache de Shaft

Toujours dans son autobiographie, Gordon Parks raconte qu’il a surpris, un jour, Richard Roundtree se dirigeant vers la salle de bain avec un rasoir et une serviette. L’acteur lui avoua alors que le producteur Joel Freeman lui avait demandé de raser sa moustache (bientôt légendaire). Parks dit alors à Roundtree : “Rase cette moustache et t’es viré!” Et la moustache est restée.

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4. Gordon Parks fait une référence à sa précédente vie dans le générique de Shaft

Photo-journaliste très célèbre depuis les années 40 (notamment pour ses sujets dans LIFE Magazine sur les droits civiques et la pauvreté des populations noires), Gordon Parks travaillait comme consultant éditorial pour le magazine pour femmes noires ESSENCE depuis sa création en 1968. Ce magazine, on peut ainsi le voir en bonne place dans la scène du kiosque à journaux du générique du début de Shaft. Comme un passage de flambeau entre l’ancienne et la nouvelle vie de Gordon Parks.

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5. Bumpy Jonas, l’ennemi juré de Shaft, est basé sur un vrai gangster

Dans Shaft, le détective tente de retrouver la fille de son ennemi juré, Bumpy Jonas, kidnappée par la mafia blanche. Le personnage n’est pas une invention d’Hollywood: il est basé sur Ellsworth “Bumpy” Johnson, le parrain de Harlem entre les années 30 et 60 qui a notamment servi de mentor à Frank Lucas, le gangster joué par Denzel Washington dans American Gangster. Le personnage de Bumpy est également apparu dans d’autres films, notamment The Cotton Club de Francis Ford Coppola en 1984 et Hoodlum en 1997 (incarné dans les deux films par Laurence Fishburne).

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6. L’assistant de Mohammed Ali apparaît dans Shaft

Drew Bundini Brown, qui était joué par Jamie Foxx dans Ali de Michael Mann, était un célèbre membre de l’entourage du boxeur. Poète à ses heures, c’est lui qui eut l’idée de la célèbre réplique “float like a butterfly, sting like a bee”. Dans Shaft, son premier rôle au cinéma, il incarne un des hommes de main de Bumpy Jonas.

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7. Le langage de Shaft a créé pas mal de confusion chez un journaliste anglais

Lors de la conférence de presse du film à Londres, un journaliste anglais demanda à Gordon Parks la signification du mot “Shaft”. Le réalisateur répondit en souriant, en levant son majeur et en lui disant “c’est la réponse la plus honnête que je peux vous donner”. Ne se démontant pas, le journaliste demanda alors pourquoi les personnages n’arrêtaient pas de s’appeler “mother” entre eux. Parks ne sachant pas trop quoi répondre, une femme se leva et dit “vous avez déjà entendu parler de la confiture Smucker’s, jeune homme. Et bien, enlevez les deux premières lettres et remplacez-les par un F et vous aurez compris le message.”

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8. Isaac Hayes est le premier compositeur noir à recevoir un Oscar

Récompensé en 1972 pour la meilleure chanson grâce à “Theme From Shaft”, Isaac Hayes est devenu le premier compositeur noir à remporter un Oscar mais aussi le troisième noir à remporter un Oscar (après Hattie McDaniel comme meilleure actrice de second rôle pour Autant en emporte le vent et Sidney Poitier comme meilleur acteur pour Le Lys des Champs).

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9. John Shaft II n’est pas beaucoup plus jeune que John Shaft

En 2000, plutôt qu’un remake, John Singleton (Boyz N The Hood) préféra faire une suite au film de 1971. Le John Shaft incarné par Samuel L. Jackson est donc le neveu du John Shaft incarné par Richard Roundtree (qui joue également dans le film). Sauf qu’en fait les deux acteurs n’ont que six ans de différence d’âge dans la vraie vie!

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10. Samuel L. Jackson n’était pas le premier choix pour incarner John Shaft II

John Singleton lui préférait amplement Don Cheadle, l’acteur de Hors d’atteinte“Nous avons parlé de beaucoup de gens: Don, Wesley Snipes, Will Smith. Mais Sam était le meilleur pour le rôle. Dans chaque film qu’il fait, il est cool et a la langue bien pendue. Donc, je suis satisfait du casting. C’est mon choix. Bon, plus mon choix et celui du studio”, disait en 2000 au Guardian un John Singleton amer mais tentant de rester dans les rails de la promo.

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11. Le scénario du Shaft des années 2000 a été jugé raciste par son réalisateur et son acteur principal

Singleton, dont le scénario a finalement été jugé trop risqué, racontait au Guardian : “Nous avons eu des batailles, de nombreuses batailles avec le studio. En particulier quand il ont engagé Richard Prince (scénariste de La Couleur de l’argent, Mélodie pour un meurtre, Clockes ou La Rançon, NDLR) pour réécrire mon scénario. Par exemple, quand la serveuse demande à Shaft de venir chez elle, Price lui avait fait dire qu’il était fatigué et qu’il ne voulait rien faire ce soir. C’est Shaft, quoi ! Il devrait dire ‘c’est mon devoir de satisfaire cette paire de fesses’. Alors je suis allé voir Sam et lui ai dit ce qu’il devait dire à la place. Et il a dit OK. Forcément, le studio s’est plaint qu’on ne tournait pas le scénario. Je leur ai dit d’aller se faire voir. Leur scénario était nul.” Dans une autre scène, finalement retirée du film (mais apparaissant très brièvement dans le générique de début), Shaft jetait une barre chocolatée à une conquête se plaignant du détective ne l’emmenant pas dîner. En recevant le nouveau scénario, Samuel L. Jackson aurait eu ces mots : “je refuse de dire les mots du blanc.”

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Sources Images : giphytmdb,

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