12 histoires incroyables sur BLADE RUNNER

Posté par michael le dimanche 8 octobre 2017 il y a 15 heures

C’est un des films de science-fiction les plus iconiques de l’histoire du cinéma. Adapté de l’auteur Philip K. Dick, l’histoire de l’ex-flic Rick Deckard (Harrison Ford), un “blade runner” chargé d’assassiner les réplicants, des androïds à l’aspect humain, revient pourtant de très loin. Cette réflexion sur ce qui nous rend humain (ou non) n’a pas toujours été aussi culte. Voici dix histoires incroyables sur le film de Ridley Scott que vous ne connaissiez peut-être pas...

1. Dustin Hoffman a failli jouer Deckard à la place de Harrison Ford

Hampton Francher, le premier scénariste de Blade Runner, a d’abord pensé à des acteurs comme Robert Mitchum, Tommy Lee Jones ou Christopher Walken pour incarner Deckard. Mais Ridley Scott voulait aller dans une direction complètement opposée, leur préférant Dustin Hoffman. “Je me suis dit, même s’il n’a pas du tout le physique pour être un héros de science-fiction, Hoffman pouvait tout jouer.” L’acteur de Marathon Man abandonna finalement le rôle en octobre 1980 pour des raisons qui, selon Ridley Scott, avait plus à voir avec l’argent.

2. Ridley Scott n’a jamais lu le livre de Philip K. Dick

A propos de “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?”, Ridley Scott a dit à Wired : “Je n’ai pas réussi à rentrer dedans. J’ai rencontré Philip K. Dick plus tard et il m’a dit qu’il comprenait que je n’ai pas pu lire le livre. Je lui a dit qu’il était trop dense, qu’à la page 32, il y avait déjà 17 arcs narratifs.”

3. Philip K. Dick détestait la première version du scénario de Blade Runner

L’auteur, décédé en mars 1982, trois mois avant la sortie de film, n’a pas pu voir le résultat final. Mais il a pu lire les différents scénarios. Et à propos de la première version écrit par Hampton Francher, il s’est dit, dans le magazine de la Quatrième Dimension“en colère et dégoûté de la façon dont il aseptise mon livre de toutes ses subtilités et de son sens, devenant un combat entre des androïds et un chasseur de primes.” Par contre, il était très fan de la deuxième version écrite par David Webb Peoples (futur scénariste de Impitoyable et L’Armée des douze singes): “Je ne pouvais pas croire ce que je lisais. Tout avait été radicalement rafraîchit. Le scénario et le roman se renforce l’un et l’autre: quelqu’un qui commence avec le roman appréciera le film et quelqu’un qui commencera avec le film appréciera le roman. J’étais ébahi de la façon dont Peoples a réussi à faire fonctionner certaines scènes. Ca m’a appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas sur l’écriture.”

4. Philip K. Dick était un grand fan de Rutger Hauer dans le rôle du réplicant Roy Batty

L’auteur a raconté : “Je regardais les photos de lui et je me suis dit que c’était le Superman nordique dont Hitler disait qu’ils sortiraient du laboratoire. C’est la bête blonde que les Nazis créaient. Car, bien sûr, l’origine du livre “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?” étaient mes recherches sur les Nazis pour “The Man in the High Castle”. 

5. Une guerre des T-shirts a éclaté sur le tournage de Blade Runner

Frustré de ne pas pouvoir engagé son équipe technique habituelle venue d’Angleterre au profit d’une équipe américaine, Ridley Scott transforma le tournage de Blade Runner en un environnement de travail très délétère. Dans un article de la presse anglaise, le réalisateur exprimait ainsi sa frustration, mentionnant le fait que son équipe anglaise, contrairement aux Américains, avait l’habitude de répondre à ses ordres par un “Yes gov’nor”. Pour se venger, l’équipe américaine, menée par le chef maquilleur, imprima donc des T-shirts sur lesquels on pouvait lire “Yes gov’nor my ass!” sur le devant et “Will Rogers n’a jamais rencontré Ridley Scott” ou “Tu prends ton essor avec les oiseaux de haut vol quand tu voles avec des oiseaux de basse cour” (“You soar with eagles when you fly with turkeys”) sur le dos. A son tour, pour apaiser la situation par le rire, Scott fit imprimer des T-shirts sur lesquels étaient marqués “La xénophobie, c’est nul” (”Xenophobia sucks”) et en portant une casquette “Gov”. La stratégie aurait marché.

6. Les premiers spectateurs (en projection-test) détestaient tellement Blade Runner qu’ils forcèrent les producteurs à rajouter une voix-off

Après de désastreuses projections-tests, les producteurs de Blade Runner décidèrent d’engager un troisième scénariste, Roland Kibbee, pour écrire une voix-off très influencée par le Film Noir, qui permettrait aux spectateurs de mieux comprendre le film. Harrison Ford a avoué bien plus tard qu’il avait détesté l’enregistrer, décrivant ceux qui l’avait écrite comme des “clowns” et l’expérience comme un “putain de cauchemar. Je pensais que le film fonctionnait sans la narration. Mais j’ai été forcé de la faire pour des gens qui ne représentaient pas les intérêts du réalisateur.” La légende veut que le style très apathique de la voix-off ait été volontaire de la part de l’acteur, pour forcer, à son tour, les producteurs à ne pas l’utiliser. Pendant de nombreuses années, Ford a refusé de parler de Blade Runner à cause de ce traumatisme. Au final, la voix-off a été supprimée des deux éditions suivantes de Blade Runner, celle du “Director’s Cut” de 1992 et celle du “Final Cut” de 2007.

7. La fin originale de Blade Runner a été en partie filmée par Stanley Kubrick

C’est ce qu’a raconté Ridley Scott au Hollywood Reporter en 2015 : "Je venais de finir le film et c'était un désastre. Mes producteurs me disaient : 'Tu ne peux pas terminer sur un origami, un coup d'oeil à la fille, un ascenseur et bingo, c'est fini'. Je leur répondais : 'Mais c'est un film noir !', et il rétorquaient : 'C'est quoi un film noir ?'. Bref, on avait un problème. L'un d'eux m'a conseillé de terminer plutôt sur des images en plein air, où le couple serait dans la nature. Je ne voyais pas l'intérêt. Pourquoi les faire sortir dans une nature luxuriante alors qu'ils vivent dans ce monde dystopique ? J'en ai parlé plusieurs fois à Stanley. Je lui ai dit : 'Je sais que tu as tourné des tonnes de plans en extérieur pour Shining, notamment en hélicoptère, tu pourrais m'en donner ?' Et voilà comment la fin de Blade Runner a été tournée par Stanley Kubrick".

Au final, comme la voix-off, cette fin a été supprimée des version “Director’s Cut” de 1992 et “Final Cut” de 2007.

8. Philip K. Dick a réfusé d’écrire un roman adapté du film

L’auteur a raconté au magazine de la Quatrième Dimension qu’en échange d’une part sur le merchandising, les producteurs de Blade Runner lui ont demandé “une suppression du roman original en faveur d’un roman plus commercial basé sur le scénario. Les gens de Blade Runner nous mettait une énorme pression pour faire un nouveau roman - ou pour laisser quelqu’un d’autre le faire, comme Alan Dean Foster. Mais on se disait que l’original était un bon roman. Et je ne voulais pas écrire une version cheap du roman.”

9. La réplique la plus célèbre du film a été en partie improvisée

La nuit avant le tournage de la scène, l’acteur hollandais Rutger Hauer a en effet décidé, sans en référer à Ridley Scott, de changer quelques mots du monologue final de son personnage, le réplicant Roy Batty. C’est l’acteur qui improvisa donc la très célèbre réplique “Tous ces moments seront perdus dans le temps, comme des larmes dans la pluie.”

10. Le titre “Blade Runner” n’a strictement rien à voir avec Philip K. Dick

Le titre vient de “Blade Runner (a movie)”, un traitement de film écrit par l’écrivain William S. Burroughs (Le Festin Nu) à partir du roman de Alan E. Nourse, “The Bladerunner” publié en 1974. Le traitement comme le roman n’ont par ailleurs aucun rapport avec l’intrigue du film, même s'ils sont tous les deux des dystopies: ils racontent un marché noir de services médicaux (les "Blade Runner" sont ainsi appelés car ils livrent régulièrement des scalpels). Ridley Scott aimait juste l’expression. Le titre original de son film était “Dangerous Days”.

11. Il existe une malédiction autour de Blade Runner

On connaît bien les malédictions de films comme Poltergeist (plusieurs actrices sont mortes très jeunes) ou La Malédiction (plusieurs acteurs et membres de l’équipe technique sont morts ou ont frôlé la mort juste après le film). Mais Blade Runner, qui traite notamment de l’emprise des grandes corporations sur nos vies, serait victime d’une malédiction un peu différente: toutes les compagnies dont les logos apparaissaient dans le film ont connu de très sérieuses complications. C’est le cas de Atari (vente en 1984), Pan Am (disparu en 1991), RCA (disparu en 1987), Cuisinart (Faillite en 1989) et Bell System (disparu en 1984) mais aussi Coca-Cola qui a subit de très lourdes pertes après le fiasco de l’introduction du “New Coke” en 1985.

12. SPOILER! Ridley Scott pense que Deckard est un réplicant

C’est un point de débat très clivant chez les fans du film depuis trente cinq ans: Deckard est-il lui-même un réplicant? Pour le réalisateur, la réponse ne fait aucun doute: Deckard est bien un réplicant, comme il l’a expliqué à Wired en 2007: “La licorne dans le rêve de Deckard me dit que Deckard ne parlerait de ça à personne. Si Gaff le savait, la licorne en origami est le message de Gaff pour dire à Deckard qu’il a lu son dossier.” Bref, Gaff (Edward James Olmos) connaît les rêves de Deckard parce que ces rêves lui ont été implantés dans son cerveau bionique. Et si vous avez encore un doute, la réponse définitive à cette question se trouve dans la (très subtile) scène finale de la suite Blade Runner 2049.

Sources Images : tumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblr

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