10 raisons de regarder CAPRICE avec Virginie Efira

Posté par michael le mercredi 13 septembre 2017 il y a 9 mois

1. L’histoire

Clément (Emmanuel Mouret), instituteur, vient d’épouser Alicia (Virginie Efira), une actrice célèbre dont il était auparavant le plus grand fan. Mais ses problèmes commencent quand il rencontre Caprice (Anaïs Demoustier), une jeune femme excessive et débordante qui tombe amoureuse de lui.

2. Dans la grande tradition des triangles amoureux

C’est un grand classique de la littérature et du cinéma. C’est un thème qu’on retrouve aussi bien dans Autant en emporte le vent que Casablanca en passant par Le Journal de Bridget JonesSabrina ou Jules et Jim. Rien que l’année de sortie de Caprice, le thème était au centre de deux autres films, Trois Coeurs de Benoît Jacquot et A Trois, On y va de Jérôme Bonnell (aussi avec Anaïs Demoustier). Mais Caprice a un petit twist puisqu’un quatrième élément finit par s’ajouter au trio...

3. Emmanuel Mouret

Grand spécialiste de la comédie romantique en forme de marivaudage, Emmanuel Mouret a été révélé par le très beau succès populaire de son troisième film, Changement d’adresse en 2006, l’histoire d’un prof de musique tombant amoureux de son élève. Il confirmera son ton si particulier, entre Eric Rohmer, Woody Allen et Buster Keaton, avec Un Baiser s’il vous plaît dans lequel il fait tourner Virginie Ledoyen et Julie Gayet, suivi de Fais-moi plaisir Judith Godrèche et Déborah François. Caprice, son huitième film, marque son retour à la comédie après un détour en 2013 par le mélodrame avec Une Autre Vie.

4. Le Woody Allen français

Comme le réalisateur américain, Emmanuel Mouret se met régulièrement en scène dans le rôle d’un homme qui, inexplicablement, malgré un physique “moyen”, attire à lui toutes les femmes, de tout type. Comme le réalisateur américain, Emmanuel Mouret aime les grandes scènes de dialogues qui parle d’amour et les tourments qu’il provoque dans l’âme humaine. Comme le réalisateur américain, Emmanuel Mouret aime intégrer du burlesque dans des histoires entre comédie et drame.

Il disait ainsi au Figaro : “Le tempérament de mon cinéma est celui du sourire. C'est une philosophie à laquelle je m'accroche, un peu comme si je sentais que c'était une branche plus solide que les autres. Dans le fond, ce qui donne de l'air à mes films, ce qui donne de l'oxygène à mon inspiration, c'est l'art, la peinture, la musique… et surtout une belle femme. Woody Allen disait: ‘Une belle femme, c'est le paradis sur terre.’ Je suis complètement d'accord.”

5. Le burlesque

“Quand j’étais adolescent, j’adorais les films avec de grands maladroits comme Buster Keaton, Pierre Richard et Jerry Lewis. Il se trouvait toujours une femme sensible à leur gaucherie et à leur gentillesse, et qui tombait amoureuse”, raconte le réalisateur qui a, encore une fois dans Caprice, fait honneur à ses idoles.

6. Un cinéma de l’irréel

Les films d’Emmanuel Mouret sont toujours déroutants pour les néophytes. Malgré un style visuel qui pourrait paraît naturaliste, ils ne s’inscrivent dans aucune réalité concrète: on ne peut en effet pas croire qu’un garçon aussi timide et “moyen” puisse séduire autant de femmes en même temps; on ne peut pas croire à ses dialogues très écrits et à ses situations absurdes et burlesques. Et pourtant, il y a toujours une magie qu’on retrouve de film en film, en particulier dans Caprice, une sorte de surréalisme poétique, tendre et plein de charme.

“Le cinéma n'est pas la réalité, le cinéma c'est avant tout du cinéma. En faisant le film, j'ai été essentiellement guidé par la notion de plaisir que j'ai éprouvé adolescent devant certains films, beaucoup plus que par celle de réalisme. Plaisir d'être avec les personnages, les décors, la musique”, racontait-il à propos de son cinéma si particulier.

7. Virginie Efira

Grande habituée de la comédie romantique, Virginie Efira tourne avec Caprice son neuvième film du genre, après L'Amour c'est mieux à deuxMon pire cauchemarLa Chance de ma vie et 20 ans d'écart et avant Une Famille à louerLe Goût des merveillesVictoria  et Un Homme à la hauteur. Autant dire qu’elle a de l’expérience!

8. Anaïs Demoustier

C’est la jeune coqueluche du nouveau cinéma français qui incarne le rôle titre, un personnage à la fois un peu flippant mais aussi terriblement attachant: “Je la trouvais exaspérante au départ, mais on m'a expliqué qu'elle devait aussi être très touchante, indique l'actrice. C'était l'un des défis liés à ce rôle, car Caprice est vraiment envahissante, vraiment "trop" par moments. En même temps, j'étais contente, car je n'avais jamais eu l'occasion encore de jouer un personnage excessif. En fait, je savais que la meilleure façon de sauver Caprice était de la jouer comme une vraie amoureuse. Ça rachète tout. Il n'y a pas de manipulation. Elle est vraiment éprise de ce garçon. Et elle croit en la destinée de ce couple.”

9. La musique jazz

Comme chez Woody Allen, le jazz accompagne les tourments amoureux des personnages de Caprice. Tout en légéreté jazzy, elle est composée par le pianiste Giovanni Mirabassi qui signe ici sa première musique de film après une longue carrière entamée dans les années 90.

10. Les critiques

“Si les deux comédiennes participent à faire de ce film délicat un pur enchantement, elles y sont aidées par un scénario virtuose qui parle des mutines équations de l'amour quand la vie s'amuse à distribuer les cartes.” - Le Parisien

“Film fabriqué et conscient de l'être, mais qui, également, s'attache à s'en éloigner en caressant des sentiments amoureux si proches du réel. Ce paradoxe rend ce "Caprice" infiniment attrayant.” - L’Express

“C'est bien du Woody Allen parisien : la coulée verte en ersatz de Central Park, une scène d'aquarium comme dans Alice, plus largement cette absolue liberté du récit qui fait de chaque film une fable faussement familière, profonde, toujours savoureuse.” - Télérama

Sources Images : Pyramide Distribution

Film Action

© Followatch 2014 . Tous droits réservés