14 histoires incroyables sur SHINING de Stanley Kubrick

Posté par michael le lundi 3 juillet 2017 il y a 4 mois

Incursion dans l’horreur du très éclectique Stanley Kubrick, Shining raconte l’histoire d’une famille s’installant dans un hôtel reculé pour y être persécuté par une présence maléfique qui rend fou le père (Jack Nicholson). Voici 14 histoires incroyables que vous ne connaissiez peut-être pas sur cette adaptation (très libre) du roman de Stephen King, objet de tous les fantasmes et théories.

1. L’intérêt de Stanley Kubrick pour l’horreur est plus ancien que Shining

Connu pour son éclectisme (film en costumes avec Barry Lindon, comédie satirique avec Docteur Folamour, comédie de moeurs avec Eyes Wide Shut, film de guerre avec Full Metal Jacket, science-fiction avec 2001 Odyssée de l’espace etc.), Stanley Kubrik a commencé à s’intéresser à l’horreur au début des années 70 quand il fut considéré pour réaliser L’Exorciste. A l’époque, il avait refusé le film car on ne lui avait pas offert la possibilité de le produire. Kubrick avait alors dit qu’il voulait “faire le film le plus effrayant du monde grâce à une série de scènes qui auraient joué sur la peur des cauchemars du public.”

2. Stanley Kubrick n’avait rien à faire de la vision de Stephen King

Ayant dit de l’écriture de Stephen King qu’elle était “faible”, Stanley Kubrick n’a même pas dénié lire le scénario que l’auteur avait écrit à partir de son roman. Il préféra travailler sur le scénario avec Diane Johnson dont il avait beaucoup aimé le livre “The Shadows Knows”.

Stephen King, lui, a vu sa vision réalisée dans une mini-série en 1997.

3. Stanley Kubrick a quand même eu brièvement besoin de Stephen King

C’est une histoire que Stephen King aime raconter régulièrement, celle d’un appel reçu à sept heures du matin. Kubrick voulait lui poser une question : “Je pense que les histoires surnaturelles sont par nature optimistes. Vous ne croyez pas? S’il y a des fantômes, cela veut dire qu’on peut survivre à la mort.” Une question à laquelle King a répondu par une autre question: “Où l’enfer se situe-t-il dans ce tableau?” Kubrick lui aurait alors répondu : “Je ne crois pas en l’enfer”.

4. Stephen King n’aime pas la version de Shining par Stanley Kubrick

L’écrivain a dit à Playboy en 1983 : “J’ai admiré Kubrick pendant très longtemps et j’attendais beaucoup du projet mais j’ai été profondément déçu par le résultat final. Certaines parties du film sont effrayantes, chargées d’une intense terreur claustrophobique mais d’autres tombent à plat.”

Il n’aimait pas non plus Jack Nicholson dans le rôle : “Jack Nicholson, un bon acteur par ailleurs, n’était pas fait pour le rôle. Son dernier grand rôle était dans Vol au-dessus d’un nid de coucou, et entre ça et le sourire de maniaque, le public l’a, dès la première scène, immédiatement mis dans la catégorie des cinglés. Mais le livre parle de la descente progressive de Jack Torrance dans la folie à travers l’influence maléfique de l’Overlook. Si le type est fou dès le début, alors l’entière tragédie de sa chute est gâchée.”

5. Le numéro de la chambre a été changé pour des raisons d’image

Dans le livre de Stephen King, les évènements surnaturelles apparaissent dans la chambre #217. Dans le film, le numéro a été changé pour #237. C’est une demande de l’hôtel, le Timberline Lodge, où ont été filmés les plans d’extérieurs, qui n’avait pas de chambre #237. Le management avait peur que les futurs clients refusent qu’on leur attribue le numéro #217. Près de quarante ans plus tard, ironiquement, le site Internet du Timberline Lodge précise que la chambre #217 est la plus fréquemment demandée par les clients.

6. Une légende dit que Stanley Kubrick aurait tapé lui-même les 500 pages “All work and no play makes Jack a dull boy”

Le réalisateur n’ayant jamais demandé aux accessoiristes de produire les 500 feuilles de papier sur lesquelles ne sont inscrites encore et encore que cette énigmatique phrase  “All work and no play makes Jack a dull boy” ("Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" dans la VF), beaucoup ont soupçonné qu’il les avait tapé lui-même sur sa propre machine à écrire. Kubrick n’a jamais parlé du sujet donc la légende restera à jamais ouverte.

7. Il pourrait y avoir un message caché derrière la couverture d’un simple magazine

Dans une scène de Shining, on peut voir Jack Torrance lire un numéro du magazine érotique Playgirl trouvé dans le hall de l’hôtel. Le magazine comportant un long article sur l’inceste (et aucun hôtel ne laissant délibérément ce genre de lectures dans son lobby), il existe une théorie assez populaire chez les fans selon laquelle Kubrick, particulièrement maniaque, impliquerait que le petit Danny serait victime d’abus sexuel de la part de son père.

8. Shining est le seul film du jeune Dan Lloyd

Alors âgé de 5 ans, le jeune Dan Lloyd n’a pas poursuivi le métier d’acteur faute de rôle comme il l’a raconté au NY Daily News : “On a essayé pendant plusieurs années, jusqu’au lycée, sans succès et j’ai fini par arrêter de chercher vers 14 ans. Je suis heureux d’avoir été dans Shining. Ce n’était pas une mauvaise expérience pour moi. C’était juste quelque chose qui s’est passé mais j’ai décidé de redevenir un enfant normal.” Il enseigne désormais la biologie dans une université publique de Louisville.

9. Jack Nicholson a improvisé la célèbre réplique “Here’s Johnny”

Classée à la 68e place des 100 répliques les plus célèbres de l’histoire du cinéma américain, elle a été improvisée par Nicholson qui pratiquait alors le très naturaliste jeu dit de “La Méthode” qui consistait à se laisser habiter par le personnage et sa psychologie (quitte à changer des répliques et à improviser).

10. Jack Nicholson se sentait d’ailleurs très proche de son personnage Jack Torrance

“Il y a une scène dans le film que j’ai écrit moi-même. Cette scène à la machine à écrire. C’est comme ça que j’étais avant que je divorce. J’avais cette pression de devoir être un père de famille avec une fille. Un jour, j’ai accepté un boulot dans un film le jour alors que j’écrivais un film la nuit. J’étais dans mon petit coin et ma femme Sandra est entrée dans la pièce pour y découvrir cet inconnu, ce maniaque. J’ai raconté ça à Stanley et on l’a mis dans la scène”, a raconté Nicholson au New York Times.

11. Stanley Kubrick a tellement poussé Shelley Duvall qu’elle en est tombé malade

L’actrice a notamment décrit l’expérience de travailler avec Kubrick comme “presque insupportable”. Elle a ainsi raconté : “de mai à octobre, je n’ai jamais vraiment arrêté d’être malade à cause du stress imposé par le rôle. Stanley m’a poussé plus loin que je n’avais jamais été poussée. C’est le rôle le plus difficile que j’ai eu à jouer.”

La scène dans laquelle Wendy tente de se défendre avec une batte de base-ball est d’ailleurs inscrite au livre des records comme la scène (avec dialogues) ayant nécessitée le plus de prises... 127 au total ! Etonnamment, l’actrice a récolté une nomination au Razzie de la pire actrice pour le rôle.

12. Une grande partie des décors ont brûlé dans un incendie à la fin du tournage

Vous connaissez sûrement la célèbre photo où l’on voit Stanley Kubrick rire devant les ruines des décors aux studios Elstree.  Murray Close, un assistant de Kubrick, a raconté : “c’était un feu énorme qui a pris une nuit. On a jamais découvert ce qui avait causé ce feu qui a complètement calciné deux plateaux et menacé une troisième aux studios Elstree. Il a fallu dépenser 2,5 millions de dollars pour reconstruire un des plateaux et pouvoir terminer le tournage.” Ironiquement l’Overlook brûle à la fin du roman Shining. Peut-être la raison pour laquelle Kubrick rigolait devant le carnage.

13. Il existe une autre fin que Kubrick a supprimé deux jours... après la sortie du film. Attention SPOILERS

Le film était déjà en salle depuis un week-end qu’il décida finalement de supprimer une scène et un carton de fin. Dans cette fin, le manager de l’hôtel visite Wendy et Danny à l’hôpital et leur dit que “les enquêteurs n’ont pas trouvé la moindre preuve de quelque chose qui sorte de l’ordinaire”, impliquant que Wendy a tout halluciné. Il leur propose de venir vivre avec lui à Los Angeles et donne une balle jaune à Danny. Après le plan sur la photo de Jack Torrance, un carton indique : “L’hôtel Overlook survivra à cette tragédie, comme à toutes les précédentes. Il ouvre toujours chaque année du 20 mai au 20 septembre. Il est toujours fermé l’hiver.”

Selon Diane Johnson, la co-scénariste, Kubrick voulait ajouter cette scène car il était attaché aux personnages de Wendy et Danny et voulait montrer aux spectateurs qu’ils s’en étaient sortis sains et saufs. Pour Shelley Duvall, cette scène était importante car “elle explique l’importance de la balle jaune et le rôle du manager de l’hôtel dans l’histoire.” C’est en effet la balle jaune qui attire Danny dans la chambre #237.

14. Le plus célèbre fan de Shining est le réalisateur de Toy Story 3

Lee Unkrich, réalisateur chez Pixar, tient le plus célèbre site web de fan consacré à Shining, “The Overlook Hotel”. “J’ai commencé le site pour des raisons purement égoïstes. J’ai collectionné des trucs de Shining pendant des années et je voulais un endroit pour les organiser.” 

On retrouve d’ailleurs de nombreuses références cachées à Shining dans Toy Story 3: la moquette chez Sid est très ressemblante à celle de l’Overlook et la plaque d’immatriculation d’un camion est “RM237″, par exemple.

Lee Unkrich a financé en partie le documentaire Room 237 dédié aux nombreuses théories de fans sur le film.

Sources Images: tumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblr,

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