11 histoires incroyables sur L’INSPECTEUR HARRY

Posté par michael le dimanche 2 juillet 2017 il y a 1 an

C’est un film qui changea le cinéma d’action pour toujours. La traque d’un tueur en série à San Francisco par un flic brutal et violent a fait de Clint Eastwood la plus grande star masculine de son époque. Voici onze histoires incroyables que vous ne connaissiez peut-être pas sur le plus extrême et scandaleux des flics américains.

1. Frank Sinatra a bien failli jouer l’Inspecteur Harry à la place de Clint Eastwood

Clint Eastwood a raconté à MTV : “Je crois qu’ils ont essayé d’avoir pas mal de gens pour le rôle. Ils ont essayé Frank Sinatra et Robert Mitchum et Steve McQueen. Et ils ont posé leur choix sur Frank Sinatra. J’étais en post-production de Un Frisson dans la nuit et ils m’ont appelé pour me demander si j’étais toujours intéressé par L’Inspecteur Harry. Je leur ai demandé ce qui s’était passé avec Frank Sinatra et ils m’ont répondu qu’il avait eu des problèmes avec sa main et qu’il ne pouvait plus tenir un revolver. Ca ressemblait à une excuse un peu bidon mais ça m’était égal. J’ai dit que je le ferais. Mais depuis, il y avait eu pas mal de réécritures sur le scénario. Je leur ai dit que je n’étais intéressé que par le scénario d’origine.”

2. La plupart des acteurs à qui le rôle a été proposé ont refusé à cause de la violence ou des penchants “d’extrême-droite” du personnage

C’était le cas, par exemple de George C. Scott (Patton) mais aussi de Burt Lancaster et de Paul Newman. Steve McQueen, lui, a refusé le rôle car il ne voulait plus jouer les flics, trois ans après Bullitt. Il avait refusé French Connection la même année pour la même raison.

3. Plusieurs tueurs en série ont servi d’influence à Scorpio, le tueur en série dans L’Inspecteur Harry

Le premier est le tueur du Zodiaque qui a assassiné plusieurs jeunes gens dans la région de San Francisco entre 1968 et 1969. Dans le film Zodiac de David Fincher, il y a d’ailleurs une référence à cette influence quand le personnage incarné par Jake Gyllenhaal approche le détective chargé de l’enquête alors qu’il regarde le film au cinéma avec sa femme. Quand Gyllenhaal lui dit qu’il va découvrir qui est le Zodiaque, le détective lui dit : “L’ami? Ils en font déjà des films!”

Le mode opératoire de Scorpio, lui, a été “emprunté” à Gary Stephen Krist qui kidnappa une jeune étudiante en 1968 avant de l’enterrer vivante et demander une rançon à ses parents.

4. Don Siegel, le réalisateur, avait pensé confier le rôle de Scorpio, le tueur en série, à un parfait héros américain

Audie Murphy était alors surtout connu comme un héros de guerre, le plus décoré de l’Armée américaine pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il avait notamment reçu la Medal Of Honor, la plus haute distinction militaire, pour avoir réussi à bloquer seul, pendant une heure, une compagnie allemande, puis à mener la contre-attaque tout en étant blessé. Malgré un intense stress post-traumatique, il était devenu acteur en jouant son propre rôle dans L’Enfer des Hommes en 1955. On ne sait pas s’il avait envisagé ou non de jouer Scorpio: il est décédé dans un crash d’avion juste avant que débute le tournage de L’Inspecteur Harry.

5. Terrence Malick a travaillé sur le scénario de L’Inspecteur Harry

Le futur réalisateur de La Ligne Rouge et The Tree of Life sortait alors de l’école de cinéma et ne réalisera son premier film que quatre ans plus tard. Son travail sur le scénario n’est toutefois pas visible à l’écran, toutes les réécritures ayant été abandonnées quand Clint Eastwood est revenu sur le projet. L’idée de Malick (Scorpio tue des riches ayant échappés à la justice) a néanmoins été (plus ou moins) reprise dans la suite Magnum Force (où le sniper isolé est remplacé par un gang de policiers à moto).

6. John Milius, le très provoquant co-scénariste de Apocalypse Now, a également participé à l’écriture de L’Inspecteur Harry

Le fanatique d’armes à feu, inspiration de Walter dans The Big Lebowski, a raconté à Film Comment en 1976 : “Ma contribution au film inclut beaucoup d’armes à feu. Et l’attitude de L’Inspecteur Harry, cette façon d’être un flic sans morale. Je pense que c’est plutôt évident quand on regarde le reste de mon travail ce qui est de moi. Le flic qui est comme le tueur à l’exception qu’il a un badge. Et sa solitude. Je voulais que le film ressemble au film japonais Chien Enragé. Je pensais aux films de détectives de Kurosawa. Dans ma version du scénario, il y avait juste plus de moments outrageux comme ce moment où j’avais mis le tueur dans le bus avec un lance-flamme. J’avais essayé de rendre le type aussi outrageux que possible. J’avais écrit une scène dans laquelle il kidnappe un photographe de police pour prendre une photo de lui avec tous les enfants qu’il a kidnappé à l’école (...). Il voulait un 747 pour quitter le pays (...) plein de trucs comme ça.”

Milius a écrit la suite de L’Inspecteur Harry, Magnum Force, en reprenant l’idée de Terrence Malick qui avait été rejeté par Don Siegel.

7. Il y a une publicité cachée pour le premier film de réalisateur de Clint Eastwood dans L’Inspecteur Harry

Dans la scène mythique du braquage de banque, juste avant que Harry ne dise sa fameuse réplique “Je sais ce que tu penses : ‘C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ?’. Si tu veux savoir, dans tout ce bordel j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un 44 Magnum, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu'une question : ‘Est-ce que je tente ma chance ?’ Vas-y, tu la tentes ou pas ?’”, on peut voir une devanture de cinéma sur laquelle est inscrite le titre du premier film de Clint Eastwood en tant que réalisateur, “Play Misty For Me” (Un Frisson dans la nuit). Le film est sorti tout juste un mois (novembre 1971) avant L’Inspecteur Harry (décembre 1971). Cette scène est une des seules du film à avoir été tournée en studio.

8. Clint Eastwood a réalisé lui-même une scène du film

La scène où Harry empêche un suicidaire de sauter dans le vide a été réalisée par Eastwood car Don Siegel avait attrapé la grippe.

9. Certains critiques n’ont pas été tendres avec L’Inspecteur Harry

La critique de L’Inspecteur Harry pour le New Yorker par la célèbre Pauline Kael est d’ailleurs restée dans les annales, l’auteur décrivant notamment le film comme “un fantasme de l’extrême droite” et “du fascisme médiéval”.

Clint Eastwood a raconté à MTV : “ça n’avait pas d’importance pour moi. Quelqu’un d’autre a dit aussi que c’était un chef d’oeuvre fasciste. Les gens ont toujours des grands mots, que ce soit le complot d’extrême-droite ou celui d’extrême-gauche. Vous faites un film et si quelqu’un y lit quelque chose de particulier, alors super, ça lui donne du pouvoir. Don Siegel et moi étions tous les deux très modérés politiquement. On n'a pas pensé à ça. On a juste passé un bon moment.”

10. La très longue collaboration entre Clint Eastwood et le studio Warner Bros. est née avec L’Inspecteur Harry

En partenariat avec le studio Universal pour qui il a notamment tourné Un Frisson dans la nuit et Les Proies, sortis, comme L’Inspecteur Harry, en 1971, Clint Eastwood s’est tellement bien entendu avec les cadres de la Warner qu’il a décidé, d’y déménager, à la fin de son contrat en 1976, sa société de production, The Malpaso Company. La relation entre le studio et Eastwood ne s’est, depuis, jamais démentie. Ca fait quarante ans que ça dure!

11. Scorpio, le tueur en série du film, a inspiré un vrai crime

Dans L’Inspecteur Harry, Scorpio enlève une jeune fille, l’enterre vivante et demande ensuite une rançon. En 2009, un couple a été inculpé pour un enlèvement similaire ayant eu lieu en 1981. Ils auraient ainsi déclaré qu’ils s’étaient inspirés du film de Don Siegel.

Sources Images : tumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblrtumblr,

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