10 raisons de regarder CLOUD ATLAS sur Arte

Posté par michael le lundi 19 février 2018 il y a 2 mois

1. Une grande fresque SF sur le passé, le présent et le futur

Six destins. Six lieux. Cinq siècles. Des îles du Pacifique en 1849 jusqu’à Cambridge en 1932. De San Francisco en 1973 à Londres en 2012. De Seoul en 2144 jusqu’à Hawaii en 2321. Des êtres se croisent dans plusieurs espaces-temps et se retrouvent d’une vie à l’autre. Chacune de leur décision jouera alors sur le passé, le présent et le futur des autres.

2. Un film basé sur une oeuvre réputée inadaptable

Le roman de David Mitchell publié en 2004, “Cartographie des Nuages”, avait été prêté à Lana Wachowski, co-réalisatrice de Matrix, par Natalie Portman pendant le tournage de V Pour Vendetta. Mais le roman, décrit par son auteur comme “une mosaïque pointilliste” avec ses dizaines de personnages, ses époques multiples et sa narration complexe était réputé inadaptable au cinéma.

David Mitchell a en effet présenté son récit comme une série de plusieurs histoires toutes structurées de la même façon. L’intrigue commence, puis atteint son point culminant à mi-chemin de la narration et s’interrompt. Le dénouement de chaque récit est ensuite révélé. “Nous savions que nous ne pouvions pas adopter cette structure narrative pour un film. Cela nous a fait réfléchir aux manières de repousser les limites de la narration cinématographique standard”, raconte ainsi Lana Wachowski.

3. Un trio de réalisateurs

Compte tenu du nombres d’époques et de décors, il a fallu pas moins de trois réalisateurs chevronnés pour venir à bout du projet titanesque de Cloud Atlas, chacun filmant en parallèle des autres. C’est donc l’Allemand Tom Tykwer (Cours Lola Cours, Le Parfum...) qui s’est chargé des scènes dans les années 30, 70 et 2000 et les Australiennes Lana et Lili Wachowski (Matrix) qui se sont occupées des scènes au 19e siècle et celles dans le futur à Seoul et à Hawaii.

4. Un des films indépendants les plus chers de l’histoire

Les soeurs Wachowski ont raconté que “le financement a définitivement été la partie la plus dure. (...) Il y a eu des crève-coeurs dans la fabrication du film qui nous ont poussés dans nos retranchements, à des endroits où l’on pensait vraiment que l’on ne pourrait vraiment pas continuer. Mais des minuscules petits miracles arrivaient et on se disait qu’on devait continuer. Un exemple: Warner Bros nous offrait un accord de distribution aux Etats-Unis qui a permis d’en avoir d’autres dans le monde entier. On se dit que c’est bon. Puis on va voir Tom Hanks. On est très excité. On s’entraîne pour le convaincre d’être dans le film gratuitement car on n’a pas d’argent. Mais au moment d’entrer, Warner Bros appelle pour dire qu’ils ont fait les comptes et ont décidé qu’ils n’aimaient pas le contrat. Ils retirent l’argent. A ce moment, notre agent nous dit que le film est mort. Puis Tom Hanks entre. Il a une tasse de café dans la main. Il sourit. Comme s’il était au ralenti. Je me dis que c’est mort, qu’on est face à Tom Hanks, que l’on doit le convaincre d’être dans notre film qui est désormais mort. (...) On va à l’étage et il a ce poster de 2001: Odyssée de l’espace sur le mur qui est un de ces films qui nous ont donné envie de faire du cinéma. Et il lit Moby Dick, un de nos romans de chevet. On se dit que c’est un signe. A la fin du rendez-vous, Tom dit qu’il est OK pour le film et demande quand on commence. On se dit que personne n’a jamais dit oui dès le premier rendez-vous. Ils disent tous “super rendez-vous, on se recontacte.”. (...) Finalement Warner Bros est miraculeusement revenu. Beaucoup de gens ont contribué au film. On a vu des personnes en Asie, en Europe, en Amérique. Partout. Une multitude de petites gouttes ont fait ce film.” Au final, le film a couté un peu plus de 100 millions de dollars, en faisant un des films indépendants les plus chers de l’histoire du cinéma.

5. Une production de très grande ampleur

Tourné entre l’Allemagne, l’Ecosse, l’Espagne avec des acteurs venus du monde entier, de l’Angleterre aux Etats-Unis en passant par la Corée, Cloud Atlas est une production comme on en voit rarement au cinéma, y compris dans le cinéma hollywoodien.

“Le planning de tournage a pris tellement longtemps à faire car tous les acteurs venaient de partout et devaient être dans notre équipe ou dans celle de Tom. Ils devaient changer de maquillage. Le matin, ils faisaient une époque et l’après-midi, ils en faisaient une autre. C’était un incroyable, compliqué et très beau puzzle sudoku.”, ont raconté les soeurs Wachowski à Inquirer.

6. Tom Hanks et autres stars

Rempli à ras-bords de stars, on retrouve au casting de Cloud Atlas Tom Hanks, Halle Berry, Susan Sarandon (Thelma & Louise...), Hugh Grant (4 mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill...), Hugo Weaving (Matrix, V pour Vendetta...), Jim Broadbent, Ben Wishaw (Le Parfum, Skyfall...), Jim Sturgess (Across The Universe, Un Jour, The Way Back...), James D’Arcy et la super-star coréenne Doona Bae.

7. Plusieurs rôles pour une star

Comme le répéte Lana Wachowski, "il faut laisser tomber l’idée qu’il s’agit de six récits. En réalité, il n’y a qu’un seul récit. Chacune des histoires et des époques agit sur les autres tout au long du film. À mesure que ces âmes évoluent, on observe les correspondances entre elles, et on suit leur progression chronologique.” C’est pourquoi il a fallu, pour les comédiens de Cloud Atlas mettre en oeuvre des talents inédits: chacun d’entre eux incarne en effet six personnages différents, dans six lieux différents à six époques différentes et surtout de différents sexes.

8. La musique

Composée par Tom Tykwer (et ses fréquents collaborateurs Reinhold Heil and Johnny Klimek) qui avait déjà fait celle de ses précédents films, la musique de Cloud Atlas a été nommée aux Golden Globes. Le thème du film, en particulier, résonnera longtemps dans votre tête.

9. Une oeuvre clivante

Ses détracteurs y voient un gloubi-boulga spirituel et kitsch sur l’amour, la mort et la réincarnation digne du pitch d’une secte apocalyptique de seconde zone. Ses admirateurs y voient, au contraire, une oeuvre dense et visionnaire aux images et à la mise en scène sidérantes. Et en vérité, il y a sûrement un peu des deux. Reste que Cloud Atlas fait définitivement partie de ces films qu’on adore ou qu’on déteste.

10. Les critiques

“Dans sa densité folle, sa manière de bousculer les temporalités, son flux ininterrompu de récits et cliffhangers virant parfois à l'abstraction, "Cloud Atlas" condense à lui seul la puissance narrative d'une série moderne et constitue ainsi la plus belle réponse du cinéma américain à la télévision : un film mutant.” - Les Inrocks

“En dépit de sa durée imposante (...) son montage jouant sur les intrigues et les sauts dans le temps fait que "Cloud Atlas" se démarque de tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent.” - L’Ecran Fantastique

“Le coup de force des cinéastes réside dans cette manière d'atteindre (...) une ampleur romanesque inédite et indiscutable.” - Le Monde

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