13 histoires incroyables sur LA LISTE DE SCHINDLER de Steven Spielberg

Posté par michael le jeudi 12 janvier 2017 il y a 9 mois

C’est le moment où Steven Spielberg est devenu plus qu’un réalisateur de grands divertissement. La Liste De Schindler, l’histoire d’un industriel nazi qui sauva des camps plusieurs centaines de juifs en les embauchant dans son usine, changea la vie du réalisateur américain et la façon dont on faisait des films sur l’Holocauste.

Voici treize histoires incroyables que vous ne connaissiez peut-être pas sur ce film important, très important.

1. L’idée de raconter l’histoire de La Liste de Schindler est née dans un magasin de cuir de Beverly Hills

L’écrivain australien Thomas Kenneally était en escale à Los Angeles en octobre 1980 quand il se rendit dans un magasin de cuir de Beverly Hills. Là, le propriétaire, Leopold Page (dont le vrai nom est Poldek Pfefferberg), apprenant qu’il était écrivain, lui raconta son histoire, celle de sa femme et de plusieurs centaines d’autres juifs qui furent sauvés de l’extermination par un industriel nazi du nom de Oskar Schindler. Page confia alors à Kenneally des photocopies de documents sur Schindler, des témoignages, des discours et la fameuse liste des personnes sauvées. Kenneally en écrivit un livre, Schindler’s Ark qui a été adapté au cinéma par Steven Spielberg. Page a été engagé comme consultant sur le film et son rôle est joué par l’acteur Jonathan Sagall.

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2. Thomas Kenneally n’était pas la première personne à qui Leopold Page avait raconté son histoire

Dans les années 60, Page avait réussi à vendre son histoire au studio MGM pour 50.000 dollars après l’avoir raconté à la femme du producteur Marvin Gosch en visite dans son magasin de cuir. Le producteur alla jusqu’à embaucher le co-scénariste de Casablanca, Howard Koch, qui, avec l’aide de Page, commença à interviewer des juifs de la liste vivant en Californie et même Schindler lui-même (ce sont ces documents que Page confia à Kenneally deux décennies plus tard). Mais le projet resta trop longtemps dans les tiroirs et ne se fit jamais.

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3. Steven Spielberg a empêché Billy Wilder de faire de La Liste De Schindler son dernier film

A la publication de Schindler’s Ark en 1983, Billy Wilder, le réalisateur de Sunset Boulevard et Certains l’aiment chaud, a tenté d’en acheter les droits d’adaptation avec la volonté d’en faire son dernier film et un hommage à sa famille exterminée à Auschwitz (juste après qu’il a immigré aux Etats-Unis).

Mais Steven Spielberg en possédait déjà les droits avec le studio Universal. A l’époque, Spielberg avait déjà rencontré Leopold Page en lui promettant qu’il ferait un film sur son histoire dans les dix ans. Hésitant à se lancer dans un projet aussi complexe, n’ayant réalisé que des films de divertissement (E.T., Les Aventuriers de l’arche perdue etc.), il refusa l’offre de Wilder de lui racheter les droits. Si Wilder admit plus tard qu’il aurait fait un film très différent, il avoua aussi que Spielberg avait fait “un magnifique travail” et fait “un film très important.”

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4. Steven Spielberg a d’abord offert à d’autres réalisateurs de réaliser La Liste de Schindler

S’il refusa l’offre de Billy Wilder au début des années 80, Steven Spielberg proposa ensuite, au fil des années, à d’autres réalisateurs de faire La Liste de Schindler, ne se sentant pas assez mature pour le faire lui-même.

Le premier à qui il proposa était Roman Polanski (Chinatown), un survivant de la Shoah dont la propre mère était morte à Auschwitz, qui refusa car le sujet était alors encore trop douloureux. Il fera son propre film sur l’Holocauste dix ans plus tard avec Le Pianiste (qui lui a valu un Oscar du meilleur réalisateur). Spielberg proposa ensuite à Sidney Pollack (Les Trois Jours du Condor) qui refusa également. Il proposa ensuite à Martin Scorsese qui, lui, accepta. Il était même sur le point de commencer le tournage quand Spielberg eut une épiphanie sur le tournage de Hook, se sentant désormais prêt à faire La Liste de Schindler. Il se fit pardonner auprès de Scorsese en lui offrant les droits d’adaptation du remake du thriller Les Nerfs à Vif.

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5. Steven Spielberg n’a accepté aucun salaire pour La Liste de Schindler

Considérant que l’argent qu’il aurait pu gagner sur La Liste de Schindler serait de “l’argent du sang”, le réalisateur a refusé de percevoir un salaire et a renoncé à toucher des gains sur les ventes DVD, passages télé etc. Il a ainsi décidé de confier tous ces gains à la Shoah Foundation qui collecte des interviews et témoignages audio et vidéo des survivants de l’Holocauste.

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6. La Liste de Schindler n’existerait pas sans Jurassic Park

Après dix ans d’incertitude de la part de Spielberg, Universal n’était plus prêt à financer un film de 3h en noir et blanc sur l’Holocauste, considérant le projet comme extrêmement risqué malgré un budget plutôt limité de 23 millions de dollars. Le studio demanda donc une contre-partie à Spielberg: pour faire La Liste de Schindler, il devait d’abord réaliser un projet qui traînait depuis trop longtemps dans les tiroirs, un projet nommé Jurassic Park. Les deux films sont finalement sortis la même année, en juin 1993 pour Jurassic Park et en décembre 1993 pour La Liste de Schindler.

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7. Steven Spielberg a recalé quelques très grosses stars hollywoodiennes qui voulaient jouer le rôle d’Oskar Schindler

Kevin Costner et Mel Gibson ont auditionné pour le rôle mais c’est Warren Beatty qui a été le plus loin dans le processus de casting avant d’être finalement recalé par Spielberg qui a dit que “Warren aurait joué Oskar Schindler par Warren Beatty.”

Le réalisateur porta donc son choix sur le relativement peu connu acteur irlandais Liam Neeson après l’avoir découvert dans une pièce de théâtre à Broadway, racontant au New York Times :

“Liam était, d’après moi, le plus proche de ce que Schindler était. Son charme, la façon dont les femmes l’aiment, sa force. En fait, il ressemble même un petit peu à Schindler. Il avait la même taille même si Schindler était plus rondelet. Si j’avais fait le film en 1974, j’aurais choisi Gert Fröbe, l’acteur allemand [plus connu pour son rôle de Goldfinger, NDLR]. C’est à ça qu’il ressemblait."

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8. Ralph Fiennes ressemblait beaucoup physiquement à Amon Göth, son personnage

A propos de l’audition de l’acteur, Steven Spielberg déclara : “J’ai vu un mal sexuel en lui. C’était très subtil : il y avait des moments de gentillesse qui traversaient son regard avant de devenir instantanément froid.”

Mila Pfefferberg, une survivante, a raconté qu’en rencontrant Fiennes pour la première fois en costume, elle “en trembla de peur”.

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9. Personne ne voulait que Steven Spielberg filme La Liste de Schindler en noir et blanc

Hormis Spielberg, son chef opérateur Janusz Kaminski et le Président de Universal, personne ne voulait que le réalisateur utilise le noir et blanc, arguant que cela styliserait l’Holocauste. Mais Spielberg voulait tourner le film dans un style proche de l’expressionnisme allemand ou du néo-réalisme italien, comme il l’a dit à The Independent : “Le noir et blanc est parfaitement approprié car je n’ai vécu l’Holocauste qu’à travers les témoignages d’autres personnes et à travers des archives qui sont, bien sûr, toutes en noir et blanc.”

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10. “La petite fille au manteau rouge” a réellement existé

Le seul moment de couleur dans La Liste de Schindler, la “petite fille au manteau rouge”, qui apparaît lors de la destruction du ghetto de Cracovie, est basée sur Roma Ligocka, une survivante qui était connue parmi les juifs du ghetto pour son manteau d’hiver rouge. Désormais peintre vivant en Allemagne, Ligocka a plus tard écrit son autobiographie intitulée “La Fille au Manteau Rouge”.

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11. La jeune actrice qui incarne “La Petite Fille au Manteau Rouge” a passé toute son adolescence à rejeter La Liste de Schindler

Oliwia Dabrowska, qui avait trois ans quand elle a été choisie par Steven Spielberg pour jouer ce rôle si emblématique, avait promis au réalisateur, sur le tournage, de ne regarder le film qu’à ses 18 ans. Une promesse qu’elle brisa à 11 ans et qui la traumatisa. Elle a ainsi raconté au Sunday Times : “C’était trop horrible. Je ne pouvais pas tout comprendre mais j’étais sûre que je ne voulais plus jamais le regarder de ma vie.” Une expérience d’autant plus traumatisante que tout le monde, au collège et au lycée, savait qui elle était. Mais elle a appris à vivre avec : “J’ai finalement réalisé que j’avais fait partie de quelque chose dont je pouvais être fière. Spielberg avait raison : je devais grandir pour regarder le film”, a-t-elle dit au Sunday Times.

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12. La Liste de Schindler ne devait pas être tourné en anglais

A l’origine, Steven Spielberg pensait réaliser le film uniquement avec des dialogues en polonais et en allemand. Mais il abandonna cette idée, comme il l’a raconté plus tard à Inside Film : “Je voulais que les gens regardent les images, plutôt qu’ils lisent les sous-titres. Il y a trop de sécurité à lire. Ca aurait été une excuse pour regarder ailleurs que l’écran et regarder autre chose.”

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13. La Liste de Schindler est un film d’étudiant

En 1969, Steven Spielberg abandonna les études après avoir obtenu un contrat de réalisateur avec les studios Universal (où il était stagiaire non rémunéré). 33 ans plus tard, en 2002, il se réinscrit en secret et réussit à obtenir les crédits qu’il lui manquait pour obtenir son diplôme. S’il a soumis les dissertations sous un pseudonyme, il utilisa toutefois La Liste de Schindler comme projet final.

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