10 histoires incroyables sur A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE de Steven Spielberg

Posté par michael le lundi 23 octobre 2017 il y a 1 semaine

A la fin du 21e siècle, Henry et Monica adoptent David, un enfant-robot pour combler le vide laissé par leur fils dans le coma. Mais quand ce dernier revient à la vie, le couple est obligé de se séparer de David, le laissant errer dans l’immensité du monde avec son ours en peluche. David ne va alors avoir qu’une seule obsession : devenir un “vrai petit garçon”.

Voici dix histoires incroyables que vous ne connaissiez peut-être pas sur A.I.Intelligence Artificielle le poignant film de science-fiction né de la collaboration de deux des plus grands géants du cinéma hollywoodien.

1. A.I. était le projet de Stanley Kubrick

Le réalisateur de Orange Mécanique et 2001 Odyssée de l’espace a acheté les droits de la nouvelle de Richard Aldiss Supertoys Last All Summer Long en 1983. Pour développer le sujet, après avoir viré Aldiss pour, semble-t-il, avoir envoyé de “la merde banale”, il avait engagé Ian Watson, un autre auteur de science-fiction connu pour être “l’ennemi juré” de Aldiss.

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2. Kubrick était passionné par les robots qu’il considérait comme ses arrières petits-enfants

La romancière Sara Maitland, qui a travaillé sur le scénario du film après le traitement de Ian Watson, a raconté“Il a décidé de faire ce film parce qu’il voulait que les gens aient une vision plus positive de l’Intelligence Artificielle. Kubrick était fasciné par l’intelligence artificielle et grand amateur de robots qu’il voyait comme une forme d’êtres humains davantage capable de s’adapter à l’environnement. Il disait qu’il pensait à eux comme il aimerait penser à ses arrières petits-enfants. Et il aimait beaucoup ses petits-enfants.” D’ailleurs, “il ne faisait jamais référence au film sous le titre A.I. mais comme Pinocchio.”

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3. La vision de Kubrick pour A.I. s’est heurté au niveau de technologie

Pendant le développement du projet, Kubrick pensait engager un enfant-acteur en se désespérant que, “à la vitesse où nous travaillons, le gamin serait adolescent” au moment de tourner. Pour résoudre ce problème, le réalisateur a même envisagé de construire un vrai enfant-robot. “Ce fut un désastre”, a raconté Jan Harlan, le producteur historique de Kubrick, rajoutant que “Stanley pensa alors le faire en utilisant des effets spéciaux créés par ordinateur” mais la technologie n’était alors pas assez avancée.

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4. C’est en voyant Jurassic Park en 1993 que Stanley Kubrick eut l’idée de confier la réalisation de A.I. à Steven Spielberg

Un an après avoir vu les dinosaures de Spielberg qui l’ont convaincu que la technologie était désormais disponible pour son film, Kubrick invita à déjeuner Spielberg à New York en lui posant d’emblée la question : “Pourquoi tu ne réaliserais pas A.I. et moi je le produirais ? L’affiche aurait de la gueule avec marqué ‘une production Stanley Kubrick d’un film de Steven Spielberg’. Tu penses pas que les gens viendraient voir ça ?”

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5. Spielberg a dû se faire à la parano de Kubrick

Kubrick a fait prêter à Spielberg un pacte du secret qui, non respecté, “vaudrait excommunication de sa vie”. Il lui a demandé d’installer une ligne de fax sécurisé chez lui, allant jusqu’à demander à Spielberg de lui détailler l’architecture de sa maison. “Tu as la maison la plus publique de tous les gens à qui j’ai parlé dans ma vie. Ta maison est juste de grandes pièces sans murs. Est-ce que tu n’a pas de petits espaces avec des serrures sur les portes ?”, lui dit Kubrick.

Kubrick demanda à Spielberg qu’il installe le fax secret dans sa chambre. Il lui faxait alors des idées jour et nuit. Après une seconde nuit de fax arrivant à 3h30 du matin, “Kate (Capshaw, la femme de Spielberg, NDLR) vira Stanley de la chambre à coucher et l’envoya dans le bureau en bas”, raconte Spielberg au Los Angeles Times, rajoutant “je ne l’ai jamais dit à Stanley".

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6. Steven Spielberg abandonna le projet A.I au milieu des années 90

Au moment où Warner Bros donna son accord pour la mise en production de A.I., Steven Spielberg renonça finalement à réaliser le film, comme il le raconte au Los Angeles Times :

“Je me disais  que c’était une des histoires les plus commerciales que Stanley avait développé pour lui et je ne voulais pas la lui voler. Stanley voulait un succès ! Mais il n’était pas prêt à compromettre son art pour ça... Il disait toujours qu’il ne savait pas comment faire le genre de films que je faisais. Et peut-être que la raison pour laquelle il m’a engagé était qu’il espérait que ce soit un film commercial. Mais je sentais que je lui prenais quelque chose qui lui appartenait. J’étais un filet de sécurité et, si je l’enlevais, il le ferait lui-même, ce qu’il a fait."

Kubrick n’en a donc pas voulu à Spielberg et s’est préparé à réaliser le film lui-même, sans pour autant avancer sur un scénario, préférant finalement faire Eyes Wide Shut.

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7. Steven Spielberg a repris les rennes de A.I. à la mort de Kubrick

Quand Kubrick décéda d’une crise cardiaque en 1999, Spielberg reprit le projet pour lui rendre hommage à sa façon et éviter qu’il ne disparaisse dans les archives comme un grand nombre de projets du réalisateur auparavant (Napoleon, Aryan Papers...).

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8. A.I. est la première fois que Steven Spielberg est crédité comme scénariste en 20 ans

A l’origine, au début des années 90, Spielberg voulait que sa soeur Anne, scénariste de Big avec Tom Hanks, écrive le film avec Kubrick mais elle ne voulait pas partir en Angleterre pour ce qui pourrait être des années. Au décès de Kubrick, Spielberg décida de s’y mettre lui-même.

La dernière fois que le réalisateur avait écrit un film, c’était en 1982 avec le film d’horreur Poltergeist (et Rencontres du troisième type en 1977 pour un de ses propres films).

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9. Ecrire A.I. a été une des expériences les plus pénibles de la carrière de Spielberg

Comme il l’a raconté au Los Angeles Times :  “C’était comme me faire enlever mes dents de sagesse une nouvelle fois. Stanley était assis dans le fauteuil derrière moi en me disant ‘non, ne fais pas ça !’ J’avais l’impression d’être coaché par un fantôme !  J’ai finalement dû être un peu irrespectueux avec lui en lui disant que j’avais besoin d’écrire ça, pas de son coeur à lui, mais du mien. J’étais comme un archéologue, rassemblant les pièces d’une civilisation, rassemblant tous les morceaux éparpillés du film de Stanley.”

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10. Gigolo Joe, incarné par Jude Law, n’a pas toujours eu cette allure “sexuelle”

En écrivant le traitement avec Ian Watson, Kubrick suggéra que David et Teddy soit accompagné d’un “personnage type G.I. Joe pour les aider”. C’est Watson qui suggéra un robot gigolo, faisant dire à Kubrick : “J’imagine que nous avons perdu le marché des enfants là mais bon tant pis !” Jan Harlan dira plus tard que Steven Spielberg a adouci le personnage d’au moins 75% tant Kubrick y était allé “à fond” avec le personnage.

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