10 raisons de regarder LE CONVOYEUR avec Albert Dupontel

Posté par michael le jeudi 1 septembre 2016 il y a 1 an

1. L’histoire

Alexandre Demarre débute dans une petite société de transports de fonds qui vient de subir trois violents braquages n’ayant laissé aucun survivant. Mais Alexandre ne semble pas là pas hasard : est-il un flic, un braqueur ou juste un chômeur paumé ?

2. Un sujet rare

Comme le raconte Nicolas Boukhrief : “En y réfléchissant, on s’est rendu compte que, chose assez incroyable, il n’y avait jamais eu de films sur les convoyeurs de fonds, alors que ce sont des ouvriers qui, pour un salaire de misère, transportent des millions ! Ils ont un flingue, ce sont de vrais personnages de film policier, et pourtant, à ma connaissance, leur univers n’a jamais été transposé sur grand écran. Aujourd’hui, faire un thriller ou une série noire est très délicat, car tous les mythes sont usés. Les personnages de flics, par exemple, ont totalement été accaparés par la télévision.”

3. Nicolas Boukhrief

Ami d’enfance de Christophe Gans (Le Pacte des Loups), Nicolas Boukhrief fonde avec lui le magazine Starfix au début des années 80 qui va devenir une référence pour tous les amateurs de films de genre en France. Dans les années 90, il écrit Assassin(s) de Mathieu Kassovitz avant de passer à la réalisation avec Le Plaisir et ses petits tracas, un échec qui le fait se tourner vers la production (Le Pacte des Loups, Irreversible). Il est revenu au cinéma en 2004 avec Le Convoyeur, suivi en 2008 du thriller cérébral Cortex avec André Dussolier et des polars Gardiens de l’ordre avec Fred Testot et Cécile de France et Made In France sur les cellules terroristes en France.

4. Albert Dupontel

Après avoir débuté sur scène avec un spectacle comique en 1991, Albert Dupontel est rapidement remarqué par le cinéma, notamment grâce à son second rôle dans Un Héros Très Discret de Jacques Audiard avec Mathieu Kassovitz. Hormis ses films en tant que réalisateur, les comédies barjos comme Bernie, Enfermés Dehors ou Neuf Mois Ferme, il devient un des comédies les plus versatiles du cinéma français, alternant films de genre comme Le Convoyeur, comédies populaires et films d’auteur.

5. Jean Dujardin en contre-emploi total

Alors qu’il n’est encore, pour le grand public, que Loulou dans la série Un Gars Une Fille, Jean Dujardin incarne pour la première fois un personnage très très éloigné des rôles comiques pour lesquels il est le plus connu. Etonnant !

6. Entre le polar sombre...

En voyant Le Convoyeur, on pense aux polars de Alain Corneau (Le Cousin, Police Python 357, Série Noire) ou ceux de Jacques Audiard (Un Prophète, Sur Mes lèvres...). Même âpreté. Même mélancolie. Même désenchantement social.

7. ... Et le film social

Comme le raconte Nicolas Boukhrief : “Avant de nous attaquer au scénario, nous avons fait faire une enquête très sérieuse à une journaliste. C’est un milieu parano; ils avaient refusé de nous parler à nous, gens de cinéma. C’est à travers cette enquête et les circonstances un peu particulières dans lesquelles elle a été faite – coups de fil, re-coups de fil, rendez-vous dans des bars - que nous avons compris le monde des convoyeurs. C’est pourquoi beaucoup de ce qui est décrit dans le film est vrai : les salaires, les conditions de travail, la désespérance, la mise en danger des gens, les endroits non sécurisés etc. Au départ, mon idée était uniquement de faire un thriller sur ces convoyeurs, mais l’enquête nous a amenés à développer le fond social du film.”

8. La fin

Hommage aux films de genre de son adolescence, le scénario du Convoyeur est vraiment construit comme un thriller, un vrai film de genre, avec toute la part de mystère, d’action, de violence et de noirceur que ça comprend. Carnage !

9. Un film de genre salutaire dans le cinéma français

Le cinéma français des années 2000 a produit de nombreux films de genres de qualité, secs et sans concessions. Le Convoyeur fait partie de cette génération au côté de films comme Haute Tension de Alexandre Aja, Nid de Guêpes de Florent Emilio Siri, A l’intérieur, 36 etc.

10. Les critiques

“Nicolas Boukhrief, démontre qu'il est encore possible de faire un genre de série B qui tienne la route sans trop se la jouer.” - Télérama

“Une mise en scène costaude, un suspense bien entretenu, un univers efficacement enveloppé dans sa bulle d'atmosphère : ce " Convoyeur " remplit sa mission avec l'efficacité requise et la qualité de son trio vedette, Dupontel/Dujardin/Berléand.” - Le Parisien

“Western urbain, thriller paranoïaque et drame social, "Le Convoyeur" surprend par sa capacité à synthétiser des genres épars pour devenir un objet unique et bigrement salutaire au sein du cinéma national.” - Première

Sources Images : Eskwad

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