10 raisons de regarder OPEN RANGE de et avec Kevin Costner

Posté par michael le jeudi 25 août 2016 il y a 1 an

1. L’histoire

Boss Spearman, Charley Waite, Mose Harrison et Button mènent leurs troupeaux à travers les vastes plaines de l'Ouest. Alors qu’ils passent par Harmonville, un patelin contrôlé par un shérif corrompu, un rancher leur interdit le passage. Boss et Charley doivent alors se résoudre à utiliser la violence pour protéger leur mode de vie et leur liberté.

2. D’après un des auteurs les plus prolifiques du 20e siècle

Open Range est basé sur un roman de Lauran Paine, un auteur qui a écrit plus d’une centaine de westerns pendant cinquante ans de carrière. Il était si prolifique qu’il était parfois obligé d’utiliser des pseudonymes pour signer ses livres, sa maison d’édition ne pouvant pas suivre. Il est décédé en 2001 avant d’avoir vu sur les écrans l’adaptation de son roman The Open Range Men publié en 1990. Un de ses premiers romans, Law Man, avait déjà été adapté en 1957 sous le titre The Quiet Gun.

3. Le retour Kevin Costner

Passionné de westerns depuis sa plus petite enfance, c’est dans l’un d’eux que Kevin Costner connaît son premier grand succès, le virevoltant Silverado en 1985. Après être devenu une des plus grandes stars masculines de la fin des années 80-début des années 90 avec des films comme Les Incorruptibles, Jusqu’au bout du rêve, Sens UniqueDuo à Trois, Bodyguard, Robin des bois, normal qu’il décide de passer à la réalisation en 1990 avec un western : le multi-récompensé Danse avec les loups (7 Oscars dont meilleur film). Après une traversée du désert dans la deuxième moitié des années 90 (en grande partie dû aux échecs cuisant de Waterworld et de son deuxième film, The Postman), l’acteur/réalisateur est revenu sur le devant de la scène grâce à Open Range.

4. Un des derniers grands westerns “classiques”

Après être revenu brièvement à la mode au début des années 90 grâce à Danse avec les loups et Impitoyable de Clint Eastwood, le western a quasiment disparu des écrans dans les années 2000. Open Range est un des rares de la décennie à avoir été un succès public et critique, sûrement grâce à son authenticité comme le raconte Costner :

“Le western est devenu une parodie de costumes, de chapeaux, de barbes, de revolver et de femmes en corsets. C’est un genre qui menace constamment de devenir ennuyeux, et la plupart du temps il l’est.”

5. Robert Duvall

Le rôle de Boss a été écrit et développé avec Robert Duvall en tête. Kevin Costner a même déclaré qu’il n’aurait pas fait le film si l’acteur n’avait pas accepté le rôle. Alors qu’il en avait tourné plusieurs dans sa jeunesse (notamment 100 dollars pour un sheriff avec John Wayne) et qu’il avait multi-récompensé pour la mini-série Lonesome Dove en 1989, il n’en avait plus tourné depuis Geronimo dix ans auparavant.

6. Annette Bening

Quatre ans après sa nominations aux Oscars pour American Beauty, Annette Bening brille dans le rôle de Sue, la femme qui transperce le coeur de Charley.

7. Les décors

Kevin Costner ne trouvant pas de décors assez authentiques, une ville entière a été construite pour les besoins du tournage. La naissance d'Harmonville a pris neuf semaines et a coûté un million de dollars à elle toute seule. De même, pour filmer les grandes plaines s’étendant à perte de vue, Costner et son équipe préférèrent le Canada au Montana qui avait, depuis le temps, perdu de son authenticité.

8. La fusillade finale

Un des grands moments de Open Range est sa scène de fusillade finale, réputée comme une des meilleurs jamais filmée dans un western grâce à son incroyable mise en scène réaliste.

Kevin Costner raconte : “je n’étais pas intéressé par filmer un combat au ralenti. Je n’étais pas vraiment intéressé par l’aspect sanglant et je n’étais pas vraiment intéressé par faire des gros-plans. Quand les gens voient de la violence, ils ne voient que des bouts qui leur indiquent, grâce au mouvement, que c’est violent. C’est comme ressentir une violence vulgaire. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez appelez héroïque dans le sens classique de héroïque.”

9. Le dernier film de Michael Jeter

C’était un de ces visages que vous avez forcément vu dans vos films préférés, même s’il ne tenait pas le rôle principal. Difficile par exemple de l’oublier dans La Ligne Verte, Fisher King ou Jurassic Park III. Décédé du SIDA cinq mois avant la sortie de Open Range, le film lui est dédié.

10. Les critiques

“Kevin Costner” reste sobre, et ne cherche pas non plus les effets en tant que metteur en scène. Ressenti et retenu à la fois, son western garde une modestie honnête pour nous dire, à la manière de Simone de Beauvoir, que même chez les cow-boys, on ne naît pas homme, on le devient.” - Télérama

“Open Range a tout d'un grand classique.” - Le Parisien

“Les personnages se croisent, se regardent, s'aiment, se tuent : il y a dans Open range, un bonheur d'artisan. En 135 minutes, Kevin Costner réinvente l'horizon, retrouve le grand ciel qui planait au-dessus de la tête de Gary Cooper.” - Le Nouvel Observateur

“Cinéma de la civilité et western d'une beauté rare, Open range évoque une époque fondatrice où tout s'est joué, où réside encore l'espoir de ne pas se soumettre au pouvoir de la cupidité.” - Positif

“Comment continuer à filmer des histoires de cow-boys sans revenir au péché d'angélisme, sans risquer de chausser des bottes trop petites par rapport à celles des maîtres du genre, et sans effets spéciaux ? Kevin Costner relève le pari avec brio.” - Le Monde

Sources Images : Tout le ciné

Film Action

© Followatch 2014 . Tous droits réservés