12 histoires incroyables sur LA HORDE SAUVAGE de Sam Peckinpah

Posté par michael le dimanche 7 août 2016 il y a 2 ans

La Horde Sauvage raconte la cavale d’un groupe de hors-la-loi vieillissant qui tente un dernier coup qui se termine en bain de sang. Poursuivi par des chasseurs de primes, ils se réfugient au Mexique où ils tentent de revendre leurs armes aux ennemis de Pancho Villa. Mais là aussi, cela ne va pas se dérouler comme prévu.

Voici douze histoires incroyables que vous ne connaissiez peut-être pas sur le western culte, hyper violent et révolutionnaire de Sam Peckinpah

1. La Horde Sauvage a révolutionné le western et la façon dont la violence est filmée au cinéma

Walon Green, le scénariste, a déclaré : “J’ai toujours aimé les Westerns mais je me suis toujours dit qu’ils étaient trop héroïques et trop glamour. J’ai assez lu assez pour savoir que Billy The Kid tiraient dans le dos de la tête pendant qu’ils buvaient leur café.” Et en effet, La Horde Sauvage démystifie le western façon John Wayne, parfaitement montré dans la scène d’ouverture. Le héros du film, Pike Bishop, dit par exemple “S’ils bougent, tue-les”, avant de massacrer des civils par dizaine dans un véritable carnage.

Si cette façon de filmer la violence, avec ses ralentis, ses éclats de sang giclant, ses multiples angles sur une même action pour la ralentir et l’amplifier, avait déjà été utilisée dans Bonnie & Clyde, personne ne l’avait alors utilisée si systématiquement.

Sam Peckinpah déclara plus tard, à propos de son film sorti en pleine guerre du Vietman : “J’essayais juste de raconter une simple histoire de méchants dans une époque changeante. J’essayais de faire quelques commentaires sur la violence et les gens qui vivent de la violence”.

2. Le rôle principal de La Horde Sauvage devait être joué par Lee Marvin

La Horde Sauvage a relancé la carrière de William Holden, star du Pont de la Rivière Kwai, Sunset Boulevard et Sabrina, après une grosse traversée du désert dans les années 60. Mais c’est une autre star plus actuelle, Lee Marvin (Les Douze Salopards, Point de Non-retour), qui aurait dû jouer le rôle de Pike Bishop. Ce dernier se désista car il avait reçu une meilleure offre pour jouer dans un autre western “décalé”, la comédie musicale La Kermesse de l’ouest.

3. La Horde Sauvage est sorti la même année 1969 qu’un autre film avec quasiment le même sujet, Butch Cassidy et le Kid

Les films racontant le dernier job de brigands dans l’ouest sauvage devaient même sortir à la même période de l’année. Finalement, la Warner avança la sortie de Le Horde Sauvage de quatre mois. Quant à la Fox, pour éviter toute confusion, elle changea le nom du gang de Butch Cassidy et le Kid qui s’appelait, dans la vraie vie, “The Wild Bunch” (comme dans le film de Peckinpah) pour “Hole-In-A-Wall Gang”.

4. C’est le “Marlboro Man” qui a eu l’idée de La Horde Sauvage

Roy N. Sickner, plus connu comme le cowboy des publicités Marlboro, était aussi cascadeur. C’est lui qui présenta son idée d’un western avec de vieux hors-la-loi qui se rassemblent pour un dernier coup à son ami scénariste Walon Green, crédité comme co-scénariste avec Peckinpah.

5. La Horde Sauvage est le premier western dont les coups de feu sonnent différemment selon le type d’arme utilisé

Passionné par les armes, Sam Peckinpah insista auprès du studio Warner Bros. et des ingénieurs du son pour que chaque arme est un son différent. Auparavant, toutes les armes de western sonnaient pareils.

6. Six costumes identiques ont été créés pour chaque acteur principal

Les costumes étaient souvent ruinés par les explosions et les giclées d’hémoglobines dans les longues scènes de fusillades.

7. Le fait que le personnage de Ernest Borgnine boite n’est pas une fantaisie du metteur en scène

En fait, l’acteur s’était cassé le pied quelques semaines plus tôt sur le tournage du film Le Crime c’est notre business.

8. La production de La Horde Sauvage a payé la ville du tournage pour retarder l’installation de l’électricité

Parras de la Fuente était, en 1968, une ville assez rurale pour passer pour un village de 1913, ce qui séduisit Peckinpah pour y tourner La Horde Sauvage. Mais au moment des repérages, le réalisateur ignorait que la mairie était sur le point d’installer l’électricité. Pour ne pas ruiner le “paysage” avec des lignes électriques, la production décida donc de payer la ville pour retarder de six mois l’installation.

9. Dans le générique de début, chaque acteur principal a son nom surimprimé sur son visage... sauf Robert Ryan dont le nom apparaît en surimpression de l’arrière-plan des chevaux

Ce pourrait être une indication pour signifier la traitrise du personnage quelques minutes plus tard. Ou, selon la légende, une façon pour Sam Peckinpah de se venger de l’acteur qui n’a pas arrêté de se plaindre pendant le tournage (notamment parce qu’il n’avait pas assez de temps pour participer à la campagne présidentielle de Robert Kennedy)

10. Le film a été charcuté au montage pour maximiser le box-office

Le producteur du film, Phil Feldman, fit remonter le film sans en avertir Sam Peckinpah afin de maximiser le nombre de séances par jour. Amputé de 10 minutes, le film était parfois incompréhensible à cause des micro-coupures répartis sur tout le film. Cinq ans plus tard, un jeune cinéphile californien projeta, en présence de Peckinpah la director’s cut du film à Los Angeles devant une salle pleine à craquer de 2000 personnes. C’était la première fois de l’histoire d’Hollywood qu’un film était projeté dans la version voulue par son réalisateur et non celle voulue par le studio. Suivront d’autres exemples plus tard comme La Porte du Paradis, Il Etait Une fois en Amérique, 1900, Brazil, Blade Runner dont les director’s cut deviendront les versions “officielles”.

11. La Horde Sauvage ne serait jamais sorti sur les écrans américains quelques mois plus tôt

Avec son cocktail explosif de violences hyper graphiques, de nudité et de glorification de certains comportements criminels, La Horde Sauvage ne serait jamais sorti sur les écrans américains sous le régime du “Production Code”, une longue liste très strictes et conservatrices de comportements interdits de montrer au cinéma. Heureusement pour le film de Sam Peckinpah, le Production Code fut arrêté en novembre 1968 au profit d’un système de classification plus souple, 8 mois seulement avant la sortie de La Horde Sauvage.

12. Le film a été jugé plus violent en 1993 qu’il ne l’avait été en 1969

Quand Warner Bros ressortit La Horde Sauvage en 1993, l’institut de censure américain attribua au film une “interdiction stricte aux moins de 18 ans” (NC-17). En 1969, à une époque à priori plus conservatrice, le film n’avait obtenu qu’une “interdiction aux moins de 17 ans non accompagnés d’un parent ou adulte” (R). En appel, le film reçut sa classification d’origine.

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