11 raisons de regarder WITNESS avec Harrison Ford

Posté par michael le mardi 21 juin 2016 il y a 1 an

1. L’histoire

Témoin d’un meurtre commis par un flic corrompu, un jeune garçon d’origine Amish reçoit la protection d’un flic qui ne va pas hésiter à se réfugier auprès de la communauté du garçon et de sa mère pour les protéger.

2. Un scénario dont personne ne voulait

Le scénario de Witness a circulé à Hollywood pendant toute la première moitié des années 80. Ecrit par deux auteurs de télé, William Kelley and Earl W. Wallace, à partir d’un scénario non retenu pour la série western Gunsmoke (une des plus longues séries de l’histoire de la télé américaine avec 20 saisons entre 1955 et 1975), Witness faisait alors 182 pages (soit 3h de film) et avait été refusé par tous les studios.

En 1983, après quelques modifications (notamment suppression de nombreuses scènes sur le mode de vie des Amish), le producteur Edward S. Feldman le proposa à la 20th Century Fox qui le refusa, arguant que le studio ne faisait pas de “films ruraux”.

3. Un étrange mélange des genres qui fonctionne

Un flic infiltré chez les Amish. Une histoire d’amour entre un flic hardboiled de Philadelphie et une Amish récemment endeuillée. Sur le papier, Witness avait plutôt des airs de grosses comédies potaches sur les différences de moeurs, une  “fish out of the water comedy” comme on dit dans le jargon scénaristique. Voyez, par exemple, Crocodile Dundee ou Le Flic de Beverly Hills. Et pourtant, Witness, avec son étrange mélange des genres, est devenu un drame pacifiste plusieurs fois nommé aux Oscars.

4. Le premier film américain de Peter Weir

Réalisateur acclamé dans son Australie natale grâce à des drames ambitieux comme Picnic à Hanging Rock (1975), La dernière Vague (1977) ou L’Année de Tous les Dangers (1982) avec Mel Gibson et Sigourney Weaver, Peter Weir va faire ses débuts à Hollywood grâce à Witness. Suivront de nombreux autres, parmi les meilleurs films des années 80, 90 et 2000 comme Mosquito Coast (1987), Le Cercle des Poètes Disparus (1989), The Truman Show (1998), Master And Commander (2003) ou Les Chemins de La Liberté (2010).

5. Le film qui imposa Harrison Ford en dehors du cinéma fantastique/SF

C’est la passion de Harrison Ford pour le scénario qui permit au projet Witness de se monter à Hollywood. La star n’était alors connu que pour ses films fantastiques (Indiana Jones) et SF (Star Wars, Blade Runner). Witness lui permettra d’être vu à Hollywood comme un acteur “sérieux” capable de jouer autre chose que les héros débonnaire dans des blockbusters. Grâce à Witness, Ford enchaînera ainsi sur Mosquito Coast, Frantic (de Roman Polanski), Working Girl, A Propos d’Henry, Le Fugitif etc. Witness reste à ce jour l’unique nomination de Harrison Ford à l’Oscar du meilleur acteur.

Pour la petite anecdote, Sylvester Stallone a récemment avoué qu’on lui avait proposé le rôle et que son refus était le plus grand regret de sa vie professionnelle. En effet, au lieu de Witness, il a préféré faire la comédie New York Cowboy avec Dolly Parton qui est un des pires films de sa carrière.

6. Kelly McGillis

Actrice de théâtre remarquée dans un second rôle de Reuben Reuben ou la vie d’artiste en 1983, Kelly McGillis ne tourne que pour la deuxième fois au cinéma dans Witness. C’est ce rôle qui lui vaudra d’être remarquée par le producteur Jerry Bruckheimer. Il lui proposera le rôle principal féminin de Top Gun au côté de Tom Cruise, troquant pour l’occasion ses cheveux bruns pour une longue crinière blonde.

7. La scène de la grange

Witness a beau avoir été vendue par le studio Paramount comme un thriller de série B à l’époque de sa sortie ciné, c’est l’histoire d’amour tout en retenue entre Harrison Ford et Kelly McGillis qui a fait entrer le film dans la catégorie des films “à Oscars”. Et la scène de danse dans la grange sur la chanson “What A Wonderful World” de Sam Cooke est un de ses grands moments de cinéma qui ont fait la légende de Witness.

8. Un film pacifiste (en pleine guerre froide)

Ce qui rend Witness si émouvant et profond, c’est le choix de Peter Weir de tourner le film du point de vue de Samuel, le jeune garçon témoin du meurtre. Ce choix permet ainsi de renforcer le message pacifiste du film, un choix qui renforce l’idée selon laquelle c’est “notre monde” qui est, avec sa violence et son individualisme, “hors norme” et non celui des Amish.

9. Une fenêtre ouverte sur une communauté recluse

Avant Witness, la communauté Amish, régie par la règle du “tu ne conformeras point à ce monde qui t’entoure” était assez méconnue. Elle avait été très peu montrée au cinéma ou à la télévision. Assez normal que cette communauté recluse, inquiète que des milliers de touristes non désirés ne débarquent soudainement, n’ait pas trop appréciée le film.

10. Le premier film de Viggo Mortensen

Witness marque les débuts au cinéma de Viggo Mortensen, le futur Aragorn du Seigneur des Anneaux. Il raconte : “J’étais tout jeune comédien. Le même jour, j’ai reçu deux propositions, l’une pour jouer au théâtre à Broadway, l’autre pour le film de Peter Weir. Il s’agissait d’une seule journée de tournage, alors que le théâtre m’engageait pour plusieurs mois. Mon agent m’a persuadé que refuser Witness était stupide. J’ai débarqué en Pennsylvanie. Je me suis si bien entendu avec Peter Weir qu’il m’a finalement offert un autre rôle, celui du frère d’Alexander Godunov. Résultat, je suis resté six semaines !”

11. La musique de Maurice Jarre

Oscarisé pour les légendaires musiques de Lawrence d’Arabie et du Docteur Jivago, Maurice Jarre, père de Jean-Michel, a reçu sa septième nomination aux Oscars pour la sublime musique pleine de synthétiseurs de Witness. Il travaillera à nouveau avec Peter Weir sur la musique du Cercle des Poètes Disparus et de Mosquito Coast.

Sources Images : Tout le ciné

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