11 raisons de regarder LE NOM DE LA ROSE

Posté par michael le lundi 29 février 2016 il y a 1 an

1. L’histoire

En 1327, en pleine inquisition, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, aidé du jeune novice Adso von Melk mène l'enquête.

2. Umberto Eco

Le Nom de la Rose est basé sur le premier roman de l’auteur italien Umberto Ecco. Auteur de sept romans entre 1980 et 2015, il est surtout l’auteur de nombreux essais sur l’esthétique médiévale, la communication de masse, la linguistique et la philosophie. On lui doit même quelques oeuvres pour les enfants.

3. Jean-Jacques Annaud

Jean-Jacques Annaud, fasciné par le passé et en particulier par le moyen-âge depuis sa plus tendre enfance, s’est passionné pour Le Nom de la Rose dès sa première lecture.

Il raconte : “A la page 200, j’appelais mon agent Jean-Louis Livi pour lui demander d’acheter les droits. J’en étais à la page 300 quand il m’a rappelé pour me dire que les droits étaient pris, à la page 350, j’apprenais que la télévision italienne, la RAI, était l’acheteur, à la page 400, je demandais à Livi de me décrocher un rendez-vous avec Umberto Eco et un autre à la RAI, à la page 450. les deux rendez-vous étaient obtenu.”

Annaud raconte qu’il a convaincu Umberto Eco en lui disant qu’il était né pour réaliser l’adaptation de son roman.

4. Un polar pas comme les autres

Jean-Jacques Annaud raconte : “C’était le genre de film qui manquait à ma panoplie. Je m’étais intéressé à la satire (La victoire en chantant, Coup de tête) ou au lyrisme avec La guerre du feu. J’avais envie de m’essayer au suspense. Mais dans des conditions très particulières...”

Le Nom de la Rose a donc tout de votre enquête policière habituelle (pensez Se7en, Sherlock Holmes...) mais le contexte très particulier du Moyen-âge.

5. Sean Connery

Jean-Jacques Annaud souhaitait un acteur inconnu pour incarner William De Baskerville. Mais pendant deux ans, il ne trouve pas la perle rare. Le réalisateur reçoit alors un appel d’Hollywood : Sean Connery veut jouer le rôle.

Mais à l’époque, l’incarnation légendaire de James Bond est en pleine traversée du désert. Surtout, Annaud ne veut pas entendre parler de l’acteur trop identifié par son rôle iconique. Mais il ne faudra à Sean Connery qu’une seule audition à Sean Connery pour convaincre Annaud de l’engager.

Un choix que Annaud paiera cher car Umberto Eco n’apprécie pas du tout ce choix, tout comme les studios Columbia qui se désengagent du film car ils jugent Connery comme un “has-been”.

6. Ron Perlman

Même si il avait débuté au cinéma sous la direction d’Annaud dans La Guerre du Feu, Ron Perlman n’était pas le premier choix pour incarner Salvatore, le bossu multilingue. En fait, il a fallu que l’acteur choisi meurt pendant la préparation et que l’acteur italien qui devait le remplacer se montre particulièrement arrogant pour que Annaud fasse appel à Perlman un jour seulement avant le début du tournage.

L’année suivante, Perlman décrochera le rôle de la bête dans la série culte des années 80, La Belle et la Bête.

7. Christian Slater

Christian Slater n’avait que 14 ans lorsqu’il fut choisi par Jean-Jean Annaud parmi une centaines de candidats.

Jean-Jacques Annaud raconte :  “Les futurs espoirs passent les uns après les autres devant une camera vidéo, et annoncent une page de script. Butant sur les mots de Umberto Eco. Arrive un Zigomar à l'œil allumé mais aux paupières gonflées. Il m'explique : ‘Je me suis pété la gueule avec des potes hier soir, alors j'ai la tronche un peu de travers et j'ai pas appris mon texte’. Il sort un papier froissé de sa poche, le déplie, le retourne et lit les répliques. Il les lit bien. Il est vif, intelligent, spontané. Il me fait rire. Je lui demande d'attendre ; Il me dit ‘C'est bon, je vais aller fumer une clope’. Les autres défilent, appliqués, récitant comme leur avait dit le professeur de comédie. Je fais revenir le mouflet marrant. Il a 14 ans,  il est’’le fils d'un acteur raté et d'une directrice de casting au chômage’. Je veux le voir à la lumière du jour et faire quelque photos. Nous descendons et faisons quelques pas, en face, dans Central Park. Il a perdu sa décontraction ; Je le sens tendu. Je l'interroge : ‘Ma mère m'a dit de me méfier des mecs qui m'entraînent dans les bois’.”

8. Une très osée scène de sexe

Christian Slater n’avait que 15 ans lorsqu’il tourna sa très chaude scène de sexe avec l’actrice chilienne Valentina Vargas qui, elle, avait 22 ans.

Jean-Jacques Annaud raconte dans les commentaires du film sur le DVD que trois actrices devaient auditionner pour le rôle de “la fille” (le seul personnage féminin du film), Valentina Vargas étant la première à passer. Annaud raconte alors que, dès la fin de sa lecture avec Vargas, il demanda à sa mère de dire à Annaud que c’était avec elle qu’il voulait faire le film et qu’il n’était pas nécessaire de faire une lecture avec les autres.

9. Un décor “pharaonique”

Le monastère a été entièrement reconstruit sur les hauteurs de Rome. C’était alors le décor d’extérieur le plus important depuis ceux de Cléopâtre en 1963.

Le décorateur italien Dante Ferretti, qui avait précédemment travaillé avec les plus grands réalisateurs italiens comme Fellini, Pasolini, Scola ou  Ferreri, est chargé de cette lourde tâche. Le Nom de la Rose lui permettra d’être reconnu en dehors de ses frontières travaillant plus tard sur presque tous les films de Martin Scorsese (il remportera un Oscar pour Aviator puis Hugo Cabret)

10. Un immense succès populaire

Si le film a fait un bide au box-office américain, Le Nom de la Rose est un des plus gros succès populaires des années 80 en Europe. En France, où il a remporté le César du meilleur film étranger, c’était par exemple le 4e plus gros film au box-office de l’année 87 avec près de 5 millions d’entrées.

11. Les critiques

“Je défie l'âme la plus endurcie de ne pas être boulevrsée par les dernières images” - VSD

“Annaud confirme surtout son rejet du sérieux, son attrait pour le gai, sa passion pour le rire.” - Télérama

“Ce quatrième long métrage de Jean-Jacques Annaud n'en demeure pas moins une fresque à grand spectacle plutôt réussie” - Les Cahiers du Cinéma

“Un succès mondial, un pari héroïque, impossible et magnifiquement gagné.” - Le Monde

“Intelligent et somptueux.” - Positif

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