10 histoires incroyables sur L’AILE OU LA CUISSE

Posté par michael le jeudi 26 octobre 2017 il y a 5 mois

L’Aile Ou La Cuisse raconte l’histoire de Charles Duchemin, grand critique gastronomique qui entraîne son fils, passionné de cirque, dans sa lutte acharnée contre Tricatel, un industriel roi de la malbouffe. Voici 10 histoires que vous ne connaissiez peut-être pas sur le film culte avec Louis De Funès et Coluche.

1. Louis De Funès n’avait pas tourné depuis près de deux ans avant L’Aile Ou La Cuisse.

Sur le tournage du film Le Crocodile de Gérard Oury, l’acteur est victime d’une crise cardiaque qui l’affaiblit terriblement pour de très nombreux mois. Il est alors question que De Funès ne tourne plus jamais.

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2. Il a fallu toute la force de conviction du producteur Christian Fechner pour convaincre une compagnie d’assurance d’assurer le film.

Agé de seulement 33 ans, en grand fan de De Funès, le jeune producteur Christian Fechner, qui s’est fait un nom avec les films des Charlots, est persuadé qu’il peut sortir De Funès de sa convalescence, contre l’avis des médecins et des assurances.

Dans le DVD du film, le producteur raconte : “Pour moi, il était inenvisageable qu’il ne tourne plus. J’attendais depuis trop longtemps de tourner avec lui, c’était mon rêve de producteur. Et bien que le médecin des assurances ne nous ait laissé aucun espoir, je suis allé voir le grand patron des assurances de l’époque. Comme j’étais assez jeune et assez inconscient, je l’ai un peu agressé en lui disant qu’il ne pouvait pas décider comme ça, du jour au lendemain, qu’un homme tel que De Funès ne tournerait plus jamais !”

Il obtiendra deux semaines de tournage et l'obligation d'avoir une ambulance en permanence à proximité.

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3. Le film s’est monté uniquement sur le titre.

C’est lors d’un dîner fin 1975 au restaurant 1 étoile Le Petit Colombier (maintenant Le Dodin dans le 17e) que Claude Zidi a l’idée du titre du film quand un garçon lui demande à propos de son poulet “L’aile ou la cuisse ?”. Pendant le dîner, il en discute avec ses amis et a l’idée de faire un film sur la malbouffe en s’inspirant du guide Michelin et de Jacques Borel, l’inventeur des restoroutes, incarnation de la nourriture industrielle dans les années 70.

Le lendemain, Zidi appelle Christian Fechner, avec qui il a travaillé sur les films des Charlots, pour lui faire part de son idée. Sans même un  scénario, le producteur voit immédiatement le potentiel de cette idée pour le retour de De Funès et fixe la date de sortie à la fin 1976.

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4. Pierre Richard a refusé le rôle.

Ayant travaillé avec l’acteur sur La Moutarde Me Monte Au Nez et La Course à l’Echalote, Claude Zidi propose rapidement à Pierre Richard d’incarner le fils Duchemin. Mais l’acteur refuse le rôle.

Il a raconté plus tard à DVDrama sa raison : “J’ai été déçu par mon rôle. J’ai senti que si j’acceptais, j’aurais eu l’impression d’aller à l’usine. Et Dieu sait que j’avais envie de tourner avec De Funès ! Mais si le rôle ne me dit rien, je ne peux pas, même si c’est un coup commercial énorme. (…) Louis m’a téléphoné et m’a demandé pourquoi je refusais. Je lui ai répondu que je me faisais une joie de tourner avec lui, mais que je ne voulais pas interpréter ce rôle. Et il me dit 'ah bon, le scénario est mauvais ?'. Là, je me suis dit qu’il n’avait pas dû le lire. Parce que lui, il savait qu’il se débrouillerait toujours, quel que soit la qualité de la scène, grâce à son talent énorme. Moi je n’avais pas cette faculté. Pour faire rire, j’ai besoin d’une situation. Je ne suis pas capable de lire le bottin en faisant rire”.

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5. Louis De Funès était réticent à travailler avec Coluche.

Quand Claude Zidi pense à Coluche à qui il avait confié un petit rôle dans Le Grand Bazar avec Les Charlots, De Funès n’est pas très enthousiaste. Coluche est en effet un jeune comique à l’humour très provocateur qui plaît surtout à la jeune génération. C’est le fils de Louis De Funès, Olivier, qui convaincra son père.

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6. Coluche s’amusait à blaguer sur la mort prochaine de De Funès.

Coluche racontait à l’époque dans Le Journal du Dimanche : “Quand parfois j’arrivais en retard à un rendez-vous et le priais de m’excuser, j’avais une phrase toute prête à son intention : ‘Louis, je ne me pensais pas en retard. Je n’avais pas vu votre ambulance au bas de la maison…’. L’après-midi, De Funès commençait par faire une petite sieste avant de reprendre le tournage. Un jour, je m’étais déguisé en ange et j’étais parti le réveiller dans sa loge… ‘Louis, Loulou, vous êtes mort… Vous êtes au ciel…’. Il ouvre un œil, simule une fausse colère, puis son visage s’illumine : ‘Michel, si vous continuez, vous allez effectivement me faire mourir. Mais de rire…’.”

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7. Louis De Funès s’est battu pour que Coluche apparaisse en haut de l’affiche.

Coluche et Louis De Funès se sont si bien entendus pendant le tournage que ce dernier insista pour que le jeune acteur ait son nom en haut de l’affiche. Comme un passage de flambeau.

Dix ans plus tôt, c’était Bourvil qui avait insisté pour que De Funès, la star montante, soit inscrit avec lui en haut de l’affiche du Corniaud.

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8. C’est Louis de Funès qui imposa Claude Gensac contre l’avis du réalisateur Claude Zidi.

Habituée à jouer la femme de Louis De Funès depuis plus de dix ans (dans Les Grandes Vacances, Oscar, Hibernatus, Jo ou la saga du Gendarme de Saint-Tropez), Claude Gensac n’était pas du goût de Claude Zidi pour incarner la secrétaire de Duchemin. Mais De Funès l’imposa finalement au réalisateur qui, pour éviter les amalgames avec les précédents films, la grima avec de grosses lunettes et une perruque.

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9. Jean-Jacques Beineix, le réalisateur culte des années 80, était premier assistant réalisateur sur le film.

Assistant réalisateur depuis le tout début des années 70 sur des films comme Le Cinéma de Papa ou L’Aile ou la Cuisse, Jean-Jacques Beineix passera à la réalisation avec Diva en 1981, lui valant un énorme succès public et le César du meilleur premier film. Suivront La Lune Dans Le Caniveau, 37°2 Le Matin ou Roselyne et les lions.

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10. L’Aile Ou La Cuisse marque la première apparition au cinéma de Gérard Lanvin.

Après avoir été choisi pour le rôle, Coluche amènera avec lui toute sa bande de potes comme Marie-Anne Chazel, Martin Lamotte et Gérard Lanvin que l’on peut apercevoir brièvement dans le rôle de la troupe du cirque.

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