13 raisons de regarder LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE

Posté par michael le mercredi 27 septembre 2017 il y a 11 mois

1. L'histoire

Le Premier jour du reste de ta vie raconte douze années de la vie d’une famille de classe moyenne à travers  cinq jours clés. Il y a le père, Robert, chauffeur de taxi, la mère, Marie-Jeanne, le frère ainé, Albert, étudiant en médecine, son jeune frère, Raphaël, qui rêve de musique et la cadette, Fleur, adolescente rebelle et mal dans sa peau.

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2. Remi Bezançon

Le Premier jour du reste de ta vie est son deuxième film. Son premier film Ma Vie en l’air, avec Vincent Elbaz, Marion Cotillard et Gilles Lellouche, est une des meilleures comédies romantiques françaises récentes. Il a ensuite réalisé Un Heureux Evènement avec Pio Marmaï et Louise Bourgouin, ainsi que Nos Futurs avec encore une fois Pio Marmaï et Pierre Rochefort.

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3. Une fresque familiale

"Ma propre famille compte beaucoup pour moi et, même si le film n’a rien d’autobiographique, j’ai voulu lui rendre hommage à ma manière. Je me suis toujours demandé qui j’aurais été si j’avais été élevé par d’autres parents que les miens. Sûrement quelqu’un de complètement différent. Mais qui ? La vie familiale, c’est à la fois ce qui nous modèle et ce dont on s’affranchit. C’est le lieu de toutes les transmissions et de toutes les impasses. Mais pouvons-nous faire le tri dans ce qui nous est légué ? Quel rôle joue la famille dans notre trajectoire personnelle ? Et quelle est notre part de liberté ? Ces questions étaient déjà présentes dans mon premier film Ma Vie en l'air, et dans mes courts métrages. Chacun de mes personnages apporte sa réponse", racontait Rémi Bezançon.

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4. Un intéressant dispositif scénaristique

"L’idée de filmer cinq jours décisifs dans la vie de chacun s’est imposée dès l’écriture du scénario. Même au sein de la famille la plus unie cohabitent toujours des êtres très différents les uns des autres. J’ai pensé qu’une construction en étoile montrerait mieux cette altérité. Chacune des cinq journées correspond à un membre de la famille que nous suivons au plus près du matin jusqu’au soir. La contrainte a été qu’en changeant de point de vue on ne perde jamais les autres personnages. Plutôt qu’un film choral, j’ai eu envie d’un film avec cinq personnages principaux car ce qui m’intéresse c’est de voir comment dans une famille les uns déterminent les autres. Et puis ça m’a permis de jouer avec de longues ellipses de temps. J’aime l’idée de laisser le spectateur imaginer ce qui a bien pu se passer entre ces ellipses", racontait Rémi Bezançon.

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5. Une chanson comme un écho au film

"Le titre de mon film m’a été inspiré par une phrase d’American Beauty, le chef-d’oeuvre de Sam Mendes. Je dois avouer que je ne connaissais pas la chanson d’Etienne Daho. C’est Isabelle Grellat, ma productrice, qui me l’a fait découvrir une fois que j’ai eu terminé d’écrire le scénario. Je l’ai trouvée magnifique, et surtout j’ai été stupéfait de voir à quel point les paroles faisaient écho à mon film. Dès lors, je n’ai eu qu’une idée en tête, qu’elle conclue le film en beauté", a raconté Rémi Bezançon.

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6. Pio Marmaï

"Même si on se met en danger, c'est toujours très excitant de miser sur de jeunes comédiens encore inconnus, de faire découvrir de nouveaux talents. Je me suis donc lancé à la recherche de la perle rare. Et quand j'ai rencontré Pio Marmaï, j'ai été bluffé par son charisme, la force de son regard. Il allait être exceptionnel. D'ailleurs, il a passé son temps à me surprendre", racontait Rémi Bezançon à propos de son jeune acteur avec qui il va tourner ensuite deux autres films. Véritable révélation, Pio Marmaï a obtenu une nomination au Meilleur espoir masculin pour ce rôle.

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7. Marc-André Grondin

"En voyant CRAZY, le film de Jean-Marc Vallée, j'ai tout de suite flashé sur Marc-André Grondin. Son regard à la fois charmeur et enfantin collait parfaitement au personnage de Raphaël. Il a une qualité que j'apprécie par-dessus tout: c'est un "détecteur de conneries". J'appelle ainsi les gens de sentir quand quelque chose sonne faux, un dialogue, une situation, un costume. Le terme n'est pas de moi. J'avais entendu James Cameron l'employer en parlant de Leonardo DiCaprio quand il le dirigeait dans Titanic. J'ai bien aimé l'expression", disait Rémi Bezançon de son acteur québécois qui a remporté le César du meilleur espoir masculin pour ce rôle.

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8. Deborah François

La jeune actrice, qui a obtenu le César du Meilleur espoir féminin pour son rôle dans Le Premier Jour du Reste de Ta Vie, incarne Fleur, une ado en pleine période grunge. "Si j'ai eu envie de mettre en scène cette époque, c'est parce qu'elle porte en elle de façon absolue tout le désenchantement que je voulais trouver dans le regard de Fleur. Les années 90 ont quelque chose de tragique: c'est la mort du XXe siècle. Gainsbourg et Coluche ont déjà disparu", disait Remi Bezançon.

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9. Un couple de parents tendres et émouvants

"Quand j'écris un scénario, je m'interdis de penser à un acteur en particulier. Je n'ai pas envie que mes personnages soient influencés par une voix, un physique, une gestuelle... C'est troublant cette rencontre avec celui ou celle qui va prendre possession du rôle. On croyait connaître son personnage sur le bout des doigts, et tout d'un coup, il est là, devant vous, en chair et en os, et il dévoile de nouvelles facettes qui deviennent évidentes", racontait Rémi Bezançon à propos de ceux, Zabou Breitman et Jacques Gamblin, qui allaient incarner les parents de la famille Duval.

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10. Une BO plein de tubes

"Pendant l’écriture du scénario, j’écoute pas mal de musique, c’est très inspirant. Je cherche souvent le morceau qui pourrait illustrer la scène en cours. Pour la version de 'Summertime' interprétée par Janis Joplin, il m’a paru évident que Marie-Jeanne devait aimer, c’était tout à fait son genre. Parfois, ce qui me touche c’est au contraire le paradoxe entre les paroles et la situation : 'In Pursuit of Happiness' de The Divine Comedy pour la scène de l’hôpital après l’accident de Marie-Jeanne ou l’éblouissant 'Perfect Day' de Lou Reed pour l’épilogue. Certains plans m’ont été soufflés par une chanson. Lorsque je travaillais sur la journée de Fleur, je me suis mis à la recherche d’une musique lyrique et barrée, pure et décadente à la fois. Comme l’album 'Aladdin Sane' de David Bowie. La chanson 'Time' collait parfaitement à la scène où Fleur décide d’abandonner sa virginité à Sacha. Juste après, quand elle rentre chez elle, traversant le jardin enneigé en traînant des pieds, je n’ai pas pu m’empêcher d’adapter ma mise en scène au morceau : Bowie y compare le temps à un sniper isolé, prêt à tirer. Le plan large sur le jardin est devenu le point de vue de ce sniper : il fallait le saisir en caméra épaule et en zénithal. Le seul hic c’est que la méthode est risquée, on n’obtient pas toujours les droits musicaux des chansons sur lesquelles on a rêvé !", racontait Rémi Bezançon.

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11. Une musique composée par Sinclair

Ancien Jury de La Nouvelle Star, Sinclair a aussi composé de nombreuses musiques de films comme celle de Mon Idole, le premier film de Guillaume Canet ou celle du Premier Jour du reste de ta vie pour laquelle il a été nommé au César de la meilleure musique. "J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec Sinclair sur mon premier film et il m’a paru évident de faire à nouveau appel à lui. Il est une des premières personnes à avoir lu le scénario, nous avons donc travaillé très en amont tous les deux. Ensuite, il est souvent venu sur le plateau pour capter l’air ambiant (ne ratez pas son apparition en Angus Young dans le film !)", racontait Rémi Bezançon.

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12. Les critiques

"Peu de films sont aussi bien agencés, tricotés, que celui-ci (...) un des plus beaux films de l'année." - selon Le Parisien

"C'est tout simplement beau, sobre, émouvant. Le Premier Jour du reste de ta vie n'est pas le chef d'oeuvre de l'année, mais, avec ses imperfections, il n'en constitue pas moins l'une des très bonnes surprises de l'été." - Le Journal du Dimanche

"Tout cela relève d'un art sensible et délicat que vient étayer le lyrisme d'une riche bande musicale. Quelques facilités qui cousinent avec le cliché, (...) qu'impose le numéro de charme entrepris par le film. Mais l'édulcoration peut être aussi une définition du charme." - Le Monde

"Une écriture aboutie (...) De l'ensemble se dégage une tonalité mélancolique, amusée et tendre portée par un bien joli panel d'interprètes." - Ouest France

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13. Vous ne pourrez pas faire autrement que vous identifiez

Parce que cette famille, c’est sûrement un peu aussi la votre, comme le raconte Rémi Bezançon: "Je me suis évidemment inspiré de ce que je connais. Bien qu’à ma connaissance ma mère n’ait écrasé ni écureuil ni chien, et que mon père croit sans doute que Led Zeppelin est un dirigeable et Oasis une boisson à base de concentré d’orange. J’ai deux frères aînés et une petite soeur qu’on a un peu couvée, comme dans le film. Leur parcours n’a rien à voir avec mes personnages, bien sûr... Même si dans la première version du scénario, les enfants Duval étaient quatre, comme nous ! Pour recentrer l’action, j’ai dû supprimer un des personnages : j’ai sacrifié celui qui était le plus proche de moi. Du coup, je me suis sans doute projeté tout autant dans chacun des personnages. Je les ai aussi nourris d’une infinité de détails piochés à droite et à gauche, et parfois très loin de mon univers familial. Peut-être retrouverez-vous des choses qui vous sont arrivées à vous..."

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Source Images : AlloCiné / Studio Canal

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