13 raisons de regarder la série PEAKY BLINDERS

Posté par michael le jeudi 18 janvier 2018 il y a 3 mois

1. L'histoire

Peaky Blinders raconte l'histoire (plus ou moins) vraie d'une famille de gangsters de la ville de Birmingham dans les années 20, dont la particularité était de cacher des lames de rasoir dans leur casquette. La série suit particulièrement leur leader, Thomas Shelby, très ambitieux jeune vétéran de la première guerre mondiale et son combat contre le tout nouveau chef de la police, prêt à tout pour faire tomber le gang.

2. Créé par Steven Knight

La série a été créée par Steven Knight, scénariste nommé aux Oscars pour le film Dirty Pretty Things en 2002 qui a cette étonnante particularité d'avoir aussi été le co-créateur d'un des plus célèbres jeux télévisés du monde... Qui veut gagner des millions?. On lui doit également le scénario du brillant Les Promesses de l'Ombre de David Cronenberg avec Viggo Mortensen et Naomi Watts et, en tant que réalisateur, le huit-clos autoroutier Locke avec Tom Hardy. Récemment, il a aussi créé la série Taboo avec Tom Hardy, qui se déroule à Londres quelques décennies avant l'action des Peaky Blinders.

3. Une histoire très personnelle

C'est l'envie de raconter une partie de l'histoire de sa famille qui a poussé Steven Knight à créer la série. Il raconte à la BBC : "Ce qui m'a vraiment donné envie d'écrire Peaky Blinders est une histoire que mon père m'a raconté. Il m'a dit que lorsqu'il avait huit ou neuf ans, son père lui a donné un message sur un bout de papier et lui a demandé de l'amener à ses oncles. Ses oncles étaient les Sheldon, qui deviendront finalement les Shelby. Même si les livres d'histoire disent que les Peaky Blinders n'ont existé qu'aux alentours des années 1890, ils étaient là encore bien plus tard. Les gens à Small Heath connaissaient ces gens sous le nom de Peaky Blinders."

Il a raconté également au Wall Street Journal : "J'ai eu l'idée parce que mon père et ma mère étaient des enfants dans les années 20 et, quand ma mère avait neuf ans, elle a travaillé comme messagère pour un bookmaker. Mon grand-oncle était en fait dans les Peaky Blinders. Quand mon père avait huit ans, tellement pauvre qu'il n'avait pas de chaussures, on lui demandé de faire passer un message à son oncle. Au quartier général des Peaky Blinders, on lui a soufflé une bouffée de cigarettes dans le visage et il a vu une table pleine d'argent avec ces hommes parfaitement habillés, leur casquette légèrement inclinée, buvant de la bière dans des pots de confitures."

4. L'anti-Downton Abbey

Peaky Blinders raconte une histoire de l'Angleterre rarement traitée et vue au cinéma ou à la télévision qui, d’habitude, met davantage sa noblesse et sa bourgeoisie à l'honneur, à l'image de la série Dowton Abbey dont l'action se déroule plus ou moins à la même époque. Peaky Blinders, c'est le côté obscur, les usines qui crachent leur fumée épaisse, les rues boueuses, les gangs et la violence. D'ailleurs, Steven Knight ne veut pas tellement pas que Peaky Blinders s'embourgeoise qu'il a déclaré dès le début de la série comment elle allait se terminer : "J'ai une fin avec Sir Thomas Shelby et c'est le début de la seconde guerre mondiale. Les premières sirènes retentissent et c'est fini."

5. Visuellement fou

La scène d'ouverture du tout premier épisode donne le ton, entre poésie crasseuse et violence stylisée. Peaky Blinders en met plein la vue avec son style visuel baroque et très sophistiqué qui peut évoquer notamment le style hyper-moderne de Guy Ritchie sur des films comme Rock N'Rolla et ses Sherlock Holmes. Les décorateurs et réalisateurs ont ainsi tout fait pour faire ressembler Birmingham à une sorte d'enfer terrestre, comme le raconte Colm McCarthy, réalisateur de la deuxième saison, à Den Of Geek : "L'utilisation de flammes dans le premier épisode est complément délibéré. La première fois que l'on voit le Garrison, on a cette énorme boule de feu. La fois suivante, Tommy est là et il y a une flamme derrière lui. (...) Il y a clairement une volonté de faire créer une sorte d'enfant. C'est très délibéré."

6. Cillian Murphy

Thomas Shelby est incarné par l'irlandais Cillian Murphy que l'on connaît pour ses rôles chez Christopher Nolan dans Batman Begins, Inception ou The Dark Knight Rises. Il était également le héros de 28 Jours Plus Tard. Avec ses grands yeux bleus, il incarne un personnage très complexe et fascinant, à la fois très séduisant, fragile et très dangereux.

Pour l'anecdote, l'acteur raconte "malgré le fait que les gens fumaient alors nuits et jours, moi je ne fume pas. J'utilise donc des herbes. J'ai demandé aux accessoiristes de compter combien on en utilise pendant une saison. Il m'ont dit 3000 !"

7. Sam Neill

Jouant avec délice ce personnage trouble, à la fois psychotique et bien élevé, le héros de Jurassic Park incarne Campbell, le nouveau chef de la police de Birmingham, ennemi juré des Peaky Blinders. Né à Belfast, Neill a déménagé en Nouvelle-Zélande lorsqu'il avait sept ans. Il a donc eu un certain mal à reprendre cet accent si particulier abandonné à l'enfance, comme l'acteur l'a raconté à la BBC : "Les producteurs m'ont dit de ne pas prendre un accent trop fort car il fallait être compris mais l'accent d'Irlande du Nord est très difficile. J'en avais probablement un mais il a été éjecté de moi dans la cours de recréation en Nouvelle-Zélande. Il n'y en a plus aucune trace maintenant. Mais j'ai enrôlé mes amis James Nesbitt et Liam Neeson pour m'aider."

8. Une série qui ne cesse d'attirer les grands acteurs

Après l'arrivée de Tom Hardy dans le rôle du terrifiant Alfie Solomons en saison 2, Peaky Blinders a accueilli Paddy Considine en saison 3, Aiden Gillen (de Game of Thrones) et Adrien Brody en saison 4.

9. Les femmes

Peaky Blinders n’est pas votre série de gangsters ordinaire pour machos. De Pol, la matriarche incarnée par Helen McCrory à Grace, la jeune fille aux secrets bien cachés, Peaky Blinders est plein de femmes fortes qui refusent désormais de se laisser marcher sur les pieds par les hommes, après avoir tout dirigé par elles-mêmes quand ces messieurs étaient partis à la guerre.

10. Les répliques

Avec leurs accents à couper aux couteaux, les personnages de Peaky Blinders sont tous très hauts en couleur. Mais offrez-leur des répliques en or, sorte de poésie noire de l'Angleterre ouvrière, et vous avez des personnes de légende.

Pour l'anecdote, Helen McCrory a raconté qu'elle avait appris à parler avec l'accent de Birmingham en regardant en boucle des vidéos de Ozzy Osbourne, le chanteur de Black Sabbath, un des plus célèbres natifs de la ville. Cillian Murphy, lui, a raconté qu'il l'avait appris "pendant un samedi très arrosé" avec Steven Knight au vrai pub Garrison.

11. A mettre à côté des oeuvres scorsesiennes

Quand on regarde Peaky Blinders, on pense inévitablement à la série Boardwalk Empire, sorte de pendant américain à l’anglaise Peaky Blinders, les deux séries se déroulant à la même époque. Mais on pense aussi très fortement à Gangs Of New York. Et pourtant, Knight a raconté à Den Of Geek qu'il ne regardait jamais les séries ou les films des autres : "Je n'ai jamais vu The Wire ou Boardwalk Empire. Je ne veux pas regarder le travail des autres car ça affecte inévitablement ce que je fais. J'essaye de ne pas regarder non plus des films. Je sais, c'est très bizarre. Avant, je faisais semblant, particulièrement à Hollywood quand on vous dit que c'est un film qui ressemble un peu à ça ou ça. En fait, je n'avais aucune idée de quoi il me parlait."

12. La musique

Peaky Blinders fait le pari audacieux de sonoriser ses images avec de la musique contemporaine. Et pas n’importe laquelle : le blues crasseux de Nick Cave (dont le morceau Red Right Hand sert de générique), des White Stripes, de Tom Waits, PJ Harvey, Arctic Monkeys ou des Black Keys, apportant une vraie modernité à cette série "historique".

Vous pouvez retrouver l’ensemble des morceaux entendus dans la série dans cette playlist Deezer.

13. Des fans célèbres

David Bowie était un grand fan de la série. Un an avant son décès, il a envoyé à Cillian Murphy une photo de lui avec des lames de rasoir dans sa casquette. Il a également envoyé à Steven Knight son dernier album, Blackstar, en exclusivité. Des chansons de l'album figurent dans la troisième saison de la série.

Snoop Dogg est également un admirateur de la série. De passage à Londres, il s'est ainsi arrangé pour passer du temps avec Steven Knight : "On a passé trois heures au St Martin's Lane Hotel à rouler des joints. Il me disait que la série lui rappelait comment il était entré dans la culture des gangs. C'était surréaliste. On est resté en contact."

Sources Images : tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr, tumblr,

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