14 raisons de regarder LES INCORRUPTIBLES

Posté par michael le samedi 7 juillet 2018 il y a 1 semaine

1. Une histoire vraie

Basé sur les mémoires d'Eliot Ness, Les Incorruptibles raconte comment, lors de la prohibition, le jeune flic de 26 ans, avec l'aide d'un petit groupe aussi intraitable, a tenté de mettre fin au trafic d'alcool, à la corruption et à la spirale de violence qui fit prospérer Al Capone dans les années 30 à Chicago.

Les mémoires de Ness, publiées juste après sa mort en 1957, avaient également inspiré une série télé avec Robert Stack de 1959 à 1963 et une autre en 1993 avec Tom Amandes.

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2. La mise en scène de Brian De Palma

Les Incorruptibles est une des plus grosses réussites, à la fois critique et commerciale du réalisateur virtuose des classiques Scarface, Carrie, Phantom Of The Paradise, L'Impasse, Mission Impossible, Obsession ou Blow Out...

Le film a fait 2,4 millions d'entrées en France.

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3. Scarface bis

La scène d'ouverture, durant laquelle Al Capone se fait entailler la joue par un barbier, est une référence au surnom véritable de Capone, Scarface (le visage balafré), surnom acquis à cause d'une profonde cicatrice à la joue gauche justement causée par un barbier à l'âge de 16 ans.

Le film Scarface de 1932, qui a inspiré celui de Brian De Palma en 1983, est en partie basé sur Al Capone même si le scénariste, Ben Hecht, s'en défendait à l'époque... pour éviter d'avoir à rendre des comptes aux hommes du gangster !

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4. La scène du berceau dans la gare

Inspiré d'une scène similaire dans le chef d'oeuvre de Sergei Eisenstein Le Cuirassé Potemkine, la fusillade dans la gare d'Union Station est un modèle de tension et de virtuosité de mise en scène.

Pas présente dans le scénario, cette scène ne devait pas figurer dans le film. Le scénario prévoyait en effet une fusillade dans un train arrêté. Mais finalement trop couteuse en décor, cette scène fut remplacé par la scène des escaliers de la gare.

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5. Le scénario de David Mamet

Auteur de théâtre originaire de Chicago, David Mamet est un des auteurs américains les plus prisés des années 80 et 90, obtenant notamment le Prix Pullitzer pour sa pièce Glengarry Glen Ross, plus tard adapté au cinéma avec Al Pacino, Alec Baldwin et Kevin Spacey.

En tant que réalisateur, on lui doit aussi de remarquables thrillers comme La Prisonnière Espagnole, Homicide ou Engrenages. Il a été nommé aux Oscars pour ses scénarios de Des Hommes d'influence (avec Robert De Niro) et Le Verdict (avec Paul Newman).

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6. Robert De Niro en Al Capone

Ayant tourné trois films avec l'acteur (Greetings en 1968, The Wedding Party en 1969 et Hi Mom en 1970), Brian De Palma voulait absolument Robert De Niro pour le rôle emblématique de Capone. Mais ce dernier hésita, ayant alors délaissé le cinéma pour se consacrer au théâtre. De Palma contacte alors Bob Hopskins (Qui Veut La Peau de Roger Rabbit) "au cas où".

Finalement, De Niro accepta le rôle et Bob Hoskins reçut un chèque de "dédommagement" de 20 000$. Comme il raconta dans une interview, il invita De Palma "à l'appeler dès qu'il ferait un film dans lequel il ne voulait pas qu'il joue."

Mais qui de mieux que Robert De Niro pour jouer des gangsters ? Entre Le Parrain 2, Mean Streets, Casino, Les Affranchis, Il Etait Une Fois En Amérique, l'acteur a ça dans la peau !

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7. La transformation de Robert De Niro

Comme à son habitude, Robert De Niro s'impliqua à 100% dans son rôle. Il s'est donc rendu en Italie pour prendre du poids, s'est fait tailler des costumes par le propre tailleur d'Al Capone et s'est rasé lui-même le haut du front pour ressembler le plus possible au gangster sans avoir recours au maquillage. Il alla jusqu'à se procurer des sous-vêtements en soie fabriqués par Sulka, le fournisseur officiel de Capone à l'époque.

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8. Le rôle qui transforma Kevin Costner en star de cinéma

Le jeune acteur, révélé deux ans plus tôt dans un second rôle du western Silverado, était loin d'être le premier choix de la production pour incarner le rôle emblématique d'Eliot Ness.

Avant lui, le scénario était passé dans des mains d'acteurs alors beaucoup plus reconnaissables comme Mel Gibson, William Hurt ou Harrison Ford... qui ont tous refusé.

Les Incorruptibles a fait de Costner une star, qui enchaînera ensuite les succès comme Duo à Trois, Jusqu'au bout du rêve, Robin Des Bois et bien sûr Danse avec les loups et JFK, devenant la plus grande star de cinéma du début des années 90.

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9. Un des tous premiers rôles importants d'Andy Garcia

Andy Garcia multipliait les petits rôles à la télé et au cinéma depuis près de 10 ans quand il reçut le rôle du "bleu" George Stone dans Les Incorruptibles, son premier "grand rôle". Trois ans plus tard, il tournait avec Francis Ford Coppola dans Le Parrain 3.

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10. Le tout premier rôle au cinéma de Patricia Clarkson

Après avoir fait ses débuts au théâtre, l'actrice Patricia Clarkson, bien connue des amateurs de cinéma indépendant américain (The Station Agent, Pieces of April, Good Night And Good Luck...) mais vu aussi dans des seconds rôles de films hollywoodiens comme Jumanji ou La Ligne Verte, fait dans Les Incorruptibles ses tous débuts au cinéma.

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11. Le seul Oscar de Sean Connery

Après une traversée du désert au début des années 80, le premier James Bond est revenu plus fort que jamais au milieu de la décennie grâce à Highlander et Le Nom de la Rose en 1986, suivis l'année suivante par Les Incorruptibles.

Son rôle de vieil irlandais Jim Malone lui vaut un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le seul de sa très longue carrière.

Il saura capitaliser sur ce succès, apparaissant les années suivantes dans Indiana Jones et la dernière croisade ou A La Poursuite d'Octobre Rouge, Rock, Haute Voltige etc.

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12. Les costumes signés Armani

Le styliste italien a conçu toute la garde robe des personnages du film.

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13. La musique signée Ennio Morricone.

C'est la première fois que le compositeur italien travaillait avec Brian De Palma. Nommé aux Oscars pour sa partition du film, il remettra ça à deux reprises, sur Outrages en 1989 et sur Mission To Mars en 2000.

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14. Les critiques

"Eliott Ness n'est pas mort. Le film de Brian de Palma est bien plus qu'un remake : un vrai thriller, nerveux et haletant." - Libération

"Les Incorruptibles de Brian de Palma est donc au cinéma ce que le prêt-à-porter est à la haute couture. Mais c'est du prêt-à-porter de luxe." - Télérama

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