11 raisons de regarder LES DOUZE SALOPARDS sur Arte

Posté par michael le dimanche 11 février 2018 il y a 5 mois

1. La matrice des films de commando

A la veille du débarquement en Normandie, le major John Reisman est chargé d'entraîner une douzaine de prisonniers militaires condamnés à des peines capitales. En échange de leur liberté, ces hommes devront accomplir une mission périlleuse : investir les quartiers généraux nazis en France et tout détruire. Après un entraînement digne d'un commando, les "Douze Salopards" sont fins prêts à le risque de perdre leur vie au combat.

Donc, si vous aimez Inglorious Basterds, Les Canons de Navarone ou Quand les aigles attaquent, Les Douze Salopards est le film qu'il vous faut.

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2. Une histoire (presque) vraie

L'auteur du roman sur lequel le film est basé a souvent dit qu'il n'avait jamais trouvé, dans les archives militaires, de preuves pouvant confirmé qu'un tel commando ait réellement existé.

Pourtant, il existait bien une unité appelée "The Filthy Thirteen" (les treize dégueulasses") chargée de détruire des cibles derrière les lignes ennemis. Les membres de cette unité n'étaient pas des prisonniers mais ils étaient connus pour leur goût pour la bagarre et l'alcool. Et surtout, plus badass tu meurs, ils étaient tous coiffés en mohawk et se peignaient le visage de peinture de guerre indiennes avant de partir en mission.

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3. Robert Aldrich

Avec 65 films tournés, Robert Aldrich a touché à peu près à tous les genres. Mais on lui doit entre autres, parmi ses plus grands succès, le western Vera Cruz avec Gary Cooper et Burt Lancaster en 1954, le drame sur Hollywood Qu'est-il arrivé à Baby Jane avec Bette Davis et Joan Crawford en 1962 ou le film d'aventure Le Vol du Phoenix en 1965.

Les Douze Salopards est son plus gros succès.

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4. Lee Marvin

Après avoir déjà tourné avec lui dans le film de guerre Attaque! en 1956, Robert Aldrich s'est battu pour l'imposer dans le rôle du charismatique major Reisman. Car le studio MGM lui préférait une star bien plus importante en la personne de John Wayne.

Mais il se murmure que John Wayne aurait, de toute façon, refusé le rôle car il ne souhaitait pas que son personnage ait une relation extra-conjugale, comme le prévoyait le scénario original.

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5. Des acteurs aussi combattants

Parmi les acteurs incarnant les douze salopards, plusieurs avaient une expérience militaire, ayant eux-mêmes servis pendant la seconde guerre mondiale.

Telly Savalas était dans l'US Army, Charles Bronson dans l'US Air Force, Ernest Borgnine dans la Navy, Lee Marvin dans les Marines, Clint Walker dans la Marine Marchande.

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6. Un film sans concession

Robert Aldrich aurait renoncé à une nomination aux Oscars pour conserver la scène très controversée dans laquelle Jim Brown lance une grenade dans une cave où sont terrées des Allemands.

Fidèle à lui-même, Aldrich tenait à montrer la guerre sans concessions, telle qu'elle est vraiment : violente, meurtrière et surtout sans pitié.

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7. Un énorme succès populaire

Le film fut un tel succès au box-office à sa sortie qu'il permit à Robert Aldrich de fonder son propre studio de cinéma afin de produire des films plus personnels - malheureusement une tentative qui se solda par un échec.

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8. John Cassavetes

Avant de recevoir de multiples récompenses pour son travail comme scénariste (nommé à l'Oscar pour Faces en 1968 et au Golden Globes pour Husbands) et réalisateur (nommé à l'Oscar pour Une Femme Sous Influence en 1974), John Cassavetes s'illustrait comme acteur, récoltant une nomination à l'Oscar et au Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Douze Salopards.

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9. Jim Brown

Souvent cité comme le plus grand joueur de football américain de l'histoire, Jim Brown a quitté sa brillante carrière de sportif à cause des Douze Salopards.

Ayant déjà fait l'expérience du cinéma en 1964, Jim Brown a subi un ultimatum de son entraîneur aux Cleveland Browns. Ce dernier le força à choisir entre le cinéma et sa carrière de footballeur, pensant qu'il était incapable de mener son équipe à la victoire tout en tournant Les Douze Salopards en Angleterre.

Jim Brown choisit le cinéma, devenant par la suite une icône du cinéma de série B des années 70 avec des films comme Le Pénitencier, L'exécuteur noir, Slaughter ou Three The Hard Way.

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10. C'est bien meilleur que ce qui suivit

Dans les années 80, Les Douze Salopards a fait l'objet de trois suites non officielles sous forme de téléfilms passés à la télé respectivement en 1985, 1987 et 1988.

En 1988, une série télé voit même le jour mais s'interrompit au bout d'une courte saison de 13 épisodes.

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11. Les critiques (d'époque)

"Un scénario en or. Un metteur en scène remarquable et des interprètes magistraux, menés à la baguette par Lee Marvin, l’inoubliable tueur au regard d’acier : tout, décidément, concourt à faire de ce film de guerre américain un modèle du genre et une éblouissante réussite" - Les Echos

"Robert Aldrich a trouvé une merveilleuse recette pour imposer la violence de son film Douze salopards : dans les moments de tension extrême (...) il parvient par une réplique pirouettante ou un gag désopilant à faire rire franchement son public." - L'Aurore

"C’est distribué et joué par des acteurs qui ont des gueules et du métier : Lee Marvin en tête. Du cinéma comme seuls les Américains savent le faire." - Le Canard enchaîné

"Un parfait exemple de cinéma efficace. Un bon sujet. Une mise en scène forte et sans complications inutiles. Des acteurs bien choisis qui donnent le maximum dans des personnages à leur mesure. Dans ce style, Hollywood est toujours imbattable." - France Soir

"De loin le mieux fait, le plus inventif, le mieux monté de tous les films récents." - Le Nouvel Observateur

"Extrêmement impressionnant, convaincant d’un bout à l’autre, aussi bien en ce qui concerne la psychologie des personnages que la mise en scène d’une efficacité qui ne se dément à aucun instant, gorgé d’humour noir, de cynisme et même de sadisme, Douze salopards n’est pas loin d’être un des films les plus violents, les plus sauvages et les moins facilement respirables que l’on ait encaissé depuis longtemps." - Le Soir

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