12 raisons de regarder Se7en de David Fincher avec Brad Pitt

Posté par michael le lundi 8 janvier 2018 il y a 7 mois

1. Le thriller le plus sombre des années 90

Le pitch : deux inspecteurs, Mills et Somerset, enquêtent sur un tueur en série planifiant méthodiquement ses meurtres en fonction des sept pêchés capitaux : la gourmandise, l'avarice, la paresse, la luxure, l'orgueil, l'envie et la colère.

Le film est tellement sombre et diabolique que Denzel Washington refusa le rôle de l'inspecteur Mills sous ce prétexte.

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2. Le scénario d'Andrew Kevin Walker

Malgré un diplôme en cinéma de l'université Penn State, Andrew Kevin Walker ne trouvait pas de travail dans ce milieu. C'est donc comme vendeur dans un magasin de disques Tower Records à New York qu'il mettait de la nourriture sur la table. Déprimé, il se mit donc à écrire un scénario sombre et désespéré sur la chasse d'un tueur en série qui utilise les sept pêchés capitaux comme inspiration. Satisfait du résultat, il envoya son scénario à David Koepp, le scénariste de Jurassic Park, Mission Impossible ou L'Impasse. Ce dernier, impressionné, l'envoya à son agent qui le fit acheter par le studio New Line Cinema. Depuis, Walker a écrit 8MM avec Nicolas Cage, Wolfman avec Benicio Del Toro ou Sleepy Hollow de Tim Burton.

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3. Le thriller qui a révolutionné le cinéma

Le Silence des Agneaux a relancé la mode des films de tueurs en série dans les années 90 en lui donnant ses lettres de noblesse mais c'est Se7en, trois ans plus tard, qui poussa le genre dans ses derniers retranchements.

Le film était, à l'époque, tellement novateur qu'il inspira une multitude de copycat reproduisant son style, de The Bone Collector au Collectionneur. Des séries comme Les Experts empruntent également beaucoup au style Se7en.

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4. Le Sens du détail

La totalité des livres particulièrement glauques du serial-killer ont été rédigés spécialement pour l'occasion. Il en a coûté 15 000 dollars et deux mois de travail à la production.

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5. Le générique

Aujourd'hui considéré comme "cliché", le générique du début de Se7en, qui utilise les fameux livres cités plus haut, était extrêmement novateur. Kyle Cooper, son concepteur, est ensuite devenu la star des génériques de films hollywoodiens, travaillant sur une dizaine de génériques par an depuis 20 ans (Iron ManMission ImpossibleSherlock HolmesAmerican Horror Story etc.).

Le réalisateur Zack Snyder (Watchmen, Man Of Steel, 300 etc.) a un jour dit que certains réalisateurs refusaient de travailler avec Cooper car il rendait les génériques meilleurs que les films.

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6. Une ville sans nom

Une grande partie du mystère et de la noirceur de Se7en vient de cette ville sans nom où il pleut en permanence qui voit évoluer le tueur et les inspecteurs.

La magie des effets spéciaux, cette ville où il pleut en permanence est en fait... Los Angeles, où il ne pleut quasiment jamais.

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7. David Fincher

Se7en est le deuxième film de David Fincher qui sortait alors de l'expérience désastreuse de Alien 3 qui l'avait vu combattre avec le studio sur le budget et le "director's cut". Venu du clip (Madonna, Aerosmith, Paula Abdul, George Michael...), il a depuis réalisé Fight Club, The Game, Zodiac, Panic Room, The Social NetworkMillenium ou Gone Girl et est devenu un des réalisateurs les plus cultes des années 2000.

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8. Brad Pitt

Se7en a fait de Brad Pitt une star grâce à sa sortie quasi-simultanée avec Légendes D'Automnes dans le registre romantique. Il a récidivé avec David Fincher dans Fight Club et Benjamin Button.

Pour la petite anecdote, si son personnage porte une attelle au bras, ce n'est pas un hasard. En tournant la scène où il court sous la pluie après le tueur, l'acteur est tombé et son bras s'est enfoncé dans un barre-prise, lui sectionnant un tendon. La blessure a donc été écrite dans le scénario en cours de tournage.

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9. Morgan Freeman

Tellement convaincant qu'il remettra ça dans le registre du film de tueur en série avec Le Collectionneur l'année suivante et sa suite Le Masque De L'araignée en 2001.

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10. Kevin Spacey (aussi vrai que nature)

Salopard dans la vie, salopard à l'écran: avec Usual Suspects sorti la même année, Kevin Spacey est devenu le méchant ultime des années 90 avec Se7en, avant de devenir ce méchant pour de nombreux jeunes garçons, cette fois pour de vrai. Pour l'anecdote, c'est à la demande de l'acteur lui-même qu'il n'est crédité dans le générique de début et qu'il n'est pas présent sur les affiches ou dans les bandes-annonces. Spacey trouvait en effet plus intéressant de garder le mystère jusqu'au bout sur l'identité du tueur.

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11. La fin

"Qu'est-ce qu'il y a dans la boîte ?"

On vous a dit au point n°1 que le film était sombre et diabolique. La preuve avec cette fin qui fit couler beaucoup d'encre. Cette fin que le studio New Line qui produisait le film refusa d'abord de tourner, avant que Brad Pitt menace de se retirer du film.

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12. Les critiques

"Seven est un beau travail de cinéma. Mais il faut avoir vraiment le cœur bien accroché." - Les Echos

"Fincher et son équipe ontassez de talent pour rendre Seven aussi éreintant que captivant" - Libération

"Meurtres en série, horreurs à tous les plans. Ambiance noire pour un polar dérangeant mais séduisant" - Télérama

"Un film glauque, nihiliste et déprimant" - Les Cahiers du Cinéma

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